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Editori@l - Page 18

  • EN VERT ET CONTRE TOUS

    Le départ de Noël Mamère des Verts est un petit événement politique. Quitter un parti dont on est le représentant à l'Assemblée, pour lequel on a réalisé le meilleur score à l'élection présidentielle, ce n'est pas rien. Dans Le Monde paru jeudi , Mamère s'explique sur ce départ, avec une formule assez forte, pas banale : EELV est devenu selon lui un "syndicat d'élus", dépourvu de toute idée, de toute proposition. C'est évident, surtout depuis l'accession de Cécile Duflot à sa tête : j'ai souvent dit sur ce blog qu'elle représentait ce qu'il y avait pour moi de pire en politique, l'opportunisme, c'est-à-dire la recherche prioritaire des places au détriment des convictions, la disjonction entre le discours et les actes.

    Bien sûr, les Verts n'ont pas l'exclusivité de cette tare. Dans les années 60, la SFIO vieillissante et finissante était elle aussi un "syndicat d'élus", défendant des intérêts personnels et des mandats. Cécile Duflot aujourd'hui, c'est Guy Mollet hier : celui-ci tenait dans les congrès socialistes des discours radicaux, très à gauche, et dans le même temps se rapprochait de de Gaulle pour gouverner avec lui. Pendant les présidentielles de 2012, Cécile Duflot laisse sa candidate Eva Joly tenir un discours protestataire, qu'elle soutient et applaudit, et dans son dos elle négocie avec les socialistes des places au Parlement et des postes dans les ministères, sur un programme de compromis, pour ne pas dire de compromission, qui en tout cas contredisait l'intransigeance de Joly.

    Eh oui, c'est ça aussi la politique et c'est que je déteste : des hommes et des femmes en quête de reconnaissance, de pouvoir, parfois de rétribution. C'est hélas vrai à tous les niveaux, y compris au plus bas de l'échelle , y compris local : mieux vaut négocier une place éligible sur une liste donnée à prori mieux placèe sans être gagnante que de partir en tête d'un combat dont le résultat est incertain, qui ne donne que le maigre espoir d'opposant sans rétribution ni avantage. Mais inutile d'insister : c'est ainsi depuis que le monde est monde et les êtres humains, à part quelques notables exceptions, sont fabriqués comme ça ...

    Présentement, ce qui sauve le parti socialiste de cette dérive opportuniste, c'est sa culture de gouvernement, qui oblige à avoir le sens des responsabilités : pour gouverner, pour se faire élire, il faut bien avoir un projet, des idées. Mais si François Hollande avait perdu l'an dernier, le parti se serait replié sur ses bastions locaux, comme l'ancienne SFIO, devenant alors un "syndicat d'élus" ne songeant qu'à leur réélection ou à obtenir de nouveaux mandats. François Mitterrand, en transformant la SFIO en PS, avait réussi à introduire le débat d'idées au sein du nouveau parti socialiste, en développant des courants idéologiquement très structurés. Le débat d'idées ou la culture de gouvernement, voilà les deux remèdes pour sortir du "syndicat d'élus".

    EELV est traversé par des clans qui se disputent des bouts de pouvoir, mais ce parti ignore le véritable débat d'idées. Il n'a pas de culture de gouvernement, n'a pas véritablement de pratique de la responsabilité politique. Regardez les Verts autours de nous : leur présence politique et médiatique est rarissime, ils interviennent très peu dans le débat public. Leurs élus sont parfois des transfuges, alignés sur le PS pour obtenir des places. Un "syndicat d'élus" ne recherche pas la victoire, mais à placer les siens. On voit bien, dès le départ, que Cécile Duflot est prête à toutes les contorsions pour garder sa place (ce qui d'ailleurs ne préjuge pas du bon travail qu'elle peut faire en tant que ministre du Logement : je n'ai rien contre sa personne et son action, mais je conteste la culture politique qui est la sienne, qui en tout cas est aux antipodes de la mienne).

    Un "syndicat d'élus" sacrifie ses plus fortes personnalités, dont il n'a que faire, au profit des tempéraments médiocres, dans lesquels la base peut plus facilement se reconnaître (l'opportunisme va de paire avec le basisme). Chez les écologistes, c'est stupéfiant : plus vous êtes bons, brillants, connus, moins vous avez de chance de l'emporter en interne. Ainsi, Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit, aujourd'hui Noël Mamère, mais aussi Alain Lipietz, économiste de renom, ou Yves Cochet, qui n'ont plus guère d'influence au sein des Verts.

    Je ne me plains pas de ce que sont les Verts : ils ont les dirigeants et les élus qu'ils méritent, qu'ils se sont choisis, et ça les regarde. Mais je le déplore pour mon parti, le PS, dont les Verts sont les principaux alliés. J'en viens à regretter le bon vieux temps où nous avions les staliniens comme partenaires. Eux, au moins, étaient solides et sérieux, sur fond de stricte idéologie. Prenez Antibes : les Verts, c'est peau de chagrin. Quel électorat peuvent-ils nous apporter aux élections municipales ? Quels experts, quels militants, quels responsables peuvent enrichir notre liste de gauche ?  mais ce sont des alliés loyaux 


    Le plus déplorable dans cette triste affaire, c'est que l'écologie est, depuis quelques décennies, le courant politique le plus novateur en France et en Europe. Les problèmes qu'il soulève, les propositions qu'il avance sont d'une extrême importance. Ce parti devrait être normalement à la pointe du débat d'idées. Je compare son apparition, son originalité et son utilité à la naissance du socialisme au milieu du XIXe siècle. Et qu'est-ce que EELV fait de tout ça ? Un petit "syndicat d'élus" ! L'ambition était de sauver la planète ; le résultat, c'est de sauver des places d'élus et des portefeuilles ministériels. Misère !

  • CHER JEAN - LUC

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    Mon cher Jean-Luc,

    Je viens de regarder le débat sur France 3 , et , je me permets de t'écrire .

    La gauche est plurielle mais elle partage les mêmes valeurs. La gauche désunie ne peut les faire triompher. Tu estimes à juste raison être partie prenante de la victoire de la gauche aux présidentielles. Mais tu as d’emblée avant même le premier pas gouvernemental, décliné toute participation, à l’action de redressement de la France. Tu aurais pu être déçu dans le soutien, tu es parti sur un préjugé : je n’en serai pas. Voilà pourquoi les critiques qui sont, tu en conviendras, systématiques ont moins de force. Car d’emblée, avant toute décision, tu as estimé déjà la victoire trahie.

    Dans ta rhétorique, il n’y a jamais de place au bilan des droites depuis dix ans, jamais de critique du PPE qui conduit l’Europe à la récession.

    Il ne s’agit pas de te demander un accord avec les socialistes, les écologistes, les républicains, les radicaux au pouvoir, mais dans un souci d’éducation du peuple, comme tu le souhaites, de distinguer les responsabilités. Ce ne serait au passage que justice.

    Car rien ne trouve grâce à tes yeux, ni la revalorisation de 25 % de l’Allocation de rentrée scolaire (ARS), ni la hausse du SMIC, dès l’été 2012, ni le relèvement de 20 à 25 % du seuil minimal de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, ni l’encadrement des loyers, pour éviter les augmentations abusives, ni la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, ni le déblocage de 50 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence, ni la création des emplois d’avenir, dont le lancement est intervenu dès novembre 2012, ni la création des contrats de génération, ni la suppression de la franchise médicale de 30 euros en vigueur depuis 2011 pour les personnes sans-papiers, ni le rattrapage du RSA socle (+10 % d’ici 2017) et la réforme du RSA activité (contre le non-recours), ni la « Garantie » jeunes pour les 18-25 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, en situation d’isolement et de grande précarité ; Il s’agit d’un contrat annuel, passé avec le service public de l’emploi, comportant des engagements réciproques ; ni l’augmentation du montant de l’Allocation de soutien familial (ASF) et la majoration du complément familial (CF), ni la baisse du plafond de la CMU complémentaire pour permettre à 500 000 personnes d’accéder à une prestation complémentaire, ou les investissements pour l’hébergement (8 000 places supplémentaires) et l’accès au logement (prévention des expulsions, intermédiation locative, etc.), voire le renforcement de l’accès aux crèches et aux cantines scolaires pour les enfants de famille en situation de pauvreté, la création d’un registre national des crédits aux particuliers – « fichier positif » – pour participer à la lutte contre le surendettement, le plafonnement des frais bancaires pour les plus fragiles, à la faveur de la réforme bancaire.

    Et tout ceci dans le cadre budgétaire contraint que tu balayes d’un revers de manche mais qui pèse sur les décisions publiques.

    Tu peux ne pas dire bravo, mais au moins un « ça je prends », pour te paraphraser. Rien ! Même chuchoter.

    Nous attendons un satisfecit qui ne vient jamais, comme si tu étanchais ta soif d’absolu à l’eau salée de ton amertume. Comme si dans notre défaite, il y aurait une secrète victoire contre le PS.

    Comme hier l’extrême gauche, tu considères l’UMP et le PS comme un bloc à combattre en bloc.

    Mais même si cela était vrai –ce qui reste à démontrer- comment peux-tu espérer triompher, entraîner, voire unir, dans ce classe contre classe d’un autre temps.

    Il n’y a plus de rapport de force global ou national. Il n’y a plus de contradictions dans la société. Il n’y aurait que toi portant la vérité d’un peuple engourdi et une classe médiatico-politique unie dans la volonté de te nuire.

    Même ton combat contre le Front national ne souffre pas d’alliés car ce serait le dénaturer.

    Tout pas en avant est pour toi un renoncement. Toute tentative de soulager la peine des Français un pis-aller.

    Tu te plains, après des charges répétées, d’être maltraité par les socialistes. Mais tu dédaignes toutes les mains tendues, toutes les actions communes. Jusqu’à lancer une campagne contre l’austérité, qui désigne de fait le PS comme responsable.

    Ce splendide isolement indispose, certains de tes amis, qui peuvent nous critiquer mais cherchent à être utiles. Ils reconnaissent l’action sur le terrain et s’étonnent de cette colère que rien ne vient apaiser.

    À force d’être dans l’excès, on n’entend plus rien. Non, François Hollande, ce n’est pas Sarkozy. Il n’y a pas de Merkhollande. Dire comme Nicolas Sarkozy qu’il n’y a qu’une politique possible : celle que préconisait Mme Merkel. Ce n’est pas dire qu’il faut maintenant la croissance, la régulation bancaire, voire la taxation des mouvements de capitaux comme le défend le président François Hollande. Enfin, il ne t’as pas échappé que Mme Merkel a appelé à voter aux élections présidentielles pour Nicolas Sarkozy, pas pour François Hollande.

    "Après Pierre Moscovici, c'est maintenant Manuel Valls qui est la cible de tes  attaques . Et comme d'habitude tu  ne fais pas dans la dentelle : extrême droite du Parti socialiste , contaminé par le Front National , encore un pas et tu  le traiteras de fasciste. C'est indigne du débat dans la gauche .

    Tu n’as pas le monopole des ouvriers, des salariés, des sans-grade. Chaque jour, les élus socialistes dans les collectivités que nous gérons ensemble s’échinent à les défendre, à les protéger.

    « Tôt ou tard notre heure va venir », dis-tu. Mais avec qui ? Pour quoi faire ? Je me permets de te dire sans vouloir t’offusquer que les dits salariés n’ont pas le temps d’attendre. C’est maintenant qu’il faut mettre les mains dans la boue d’un système, d’un modèle à bout de souffle.

    Enfin, qui menace qui ? Tu parles de déluge contre le président de la République, le gouvernement ou les socialistes que tu traites de va-nu-pieds solfériniens . Et tu t’offusques que l’on trouve cela inopportun, que l’on s’interroge sur les alliances à venir.

    Qui veut rompre l’ancestrale alliance de la gauche ?

    Tu as le droit de le penser. Mais tu permettras de te dire amicalement que cela n’a jamais mené nulle part. Et surtout, ceci a toujours permis « aux autres » de porter des coups plus durs.

    Je crois avec détermination à l’union des forces de gauche et des écologistes. Cela n’a jamais été pour moi, arrêter de penser différemment, ni se mettre au garde à vous parce qu’on hausse la voix, mais être utile à la gauche dans le respect de ses composantes.

    Alors, il n’est pas trop tard pour hiérarchiser les critiques, de démêler ce qui est bon et de marcher côte à côte.

    Ce n’est pas s’aligner, c’est une question d’efficacité.

    Nous ne te demandons pas de cesser de dire ce qui ne va pas. Nous n’avons ni cette prétention, ni cette vocation. Nous te demandons de temps en temps de dire que la gauche fait des choses bien.

    Mais serait-ce aujourd’hui trop te demander ?

    Amicalement

     

  • POURQUOI ALLER ACHETER SON PARFUM LA NUIT

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    La bonne nouvelle du mois est arrivée hier, les chiffres du chômage sont en baisse pour la première fois depuis avril 2011. Pourtant d'après de nombreuses sources, dont L'Express, il est de plus en plus difficile de travailler en France aujourd'hui, principalement à cause de ces gaucistes  de syndicats qui empêchent les personnes motivées de travailler.
     
    Le dernier exemple en date est le cas de la boutique Sephora sur les Champs Elysées. Jusqu'à ce début de semaine, le magasin de parfums et cosmétiques fermait ses portes à minuit 5 jours sur 7 et poussait jusque 1h du matin les vendredi et samedi. Les syndicats ont pris en main le dossier et ont été entendus par la Cour d'Appel de Paris qui force la boutique Sephora à fermer à 21h. A présent, les défenseurs de la boutique essayent d'opposer les salariés, qui seraient tous très heureux de travailler tard, aux syndicats, uniquement bons à empêcher les gens d'aller travailler.
     
    Je ne veux pas mettre en doute les propos des salariés heureux de travailler tard le soir, mais ces propos ne peuvent être l'excuse pour des patrons de violer les lois. Le code du travail précise clairement :
    "Le recours au travail de nuit est en principe exceptionnel. Il doit prendre en compte les impératifs de protection de la sécurité et de la santé des travailleurs et doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale. C’est pourquoi il doit être mis en place sous certaines conditions."
     
    Assurer la continuité de l'activité permet aux usines de tourner 24h/24 et ne pas avoir à arrêter et redémarrer leurs outils de production. Les services d'utilité sociale permettent entre autre d'avoir accès aux soins à tout moment de la nuit. Ce sont les seules justifications possibles et j'ai du mal à voir comment réussir à faire entrer la vente de parfums dans l'une de ces deux cases.
     
    La mise en place du travail de nuit doit prendre en compte la sécurité et la santé du travailleur. Sephora assure comment la sécurité de ses vendeuses qui doivent rejoindre après la fermeture du magasin leur ville de résidence ? Le dernier RER doit partir vers 0h30, ce qui ne laisse que peu de marge en semaine et est même impossible à utiliser quand le magasin ferme à 1h. En plus à cette heure là, les transports sont rarement pleins, certains quartiers sont peu fréquentables, on augmente donc sérieusement les risques d'agressions.
     
    Pire encore et toujours, l'INSERM a publié les résultats d'une recherche qui indique que "le risque de cancer du sein était augmenté d’environ 30 % chez les femmes ayant travaillé de nuit par rapport aux autres femmes." Le risque serait accru si la femme travaille de nuit avant sa première grossesse.
     
     
    La direction du magasin essaye l'argument économique. Ils réaliseraient 20% de son chiffre d'affaire dans la période 21h - minuit. Ce qui signifie que cette période n'est qu'une période banale et non pas un pic d'activité puisque cette période représente 20% du temps d'ouverture quotidien du magasin.
     
    Mais le problème majeur, en ces temps de crise économique tout particulièrement, est le fort risque de chantage à l'emploi. On imagine bien le discours tenu au près de certains employés les menaçant de licenciement s'ils ne veulent pas faire leur part d'heures de nuit. La mère de famille peut-elle réellement refuser de travailler après 21h pour pouvoir passer un minimum de temps en famille sans craindre une sanction ? Sous prétexte d'un fort taux de chômage, on serait obligé d'accepter n'importe quoi, n'importe quand ?
     
    Les Champs Elysées sont réputés pour être une des vitrines de la France. Ce ne doit pas devenir la vitrine de la casse sociale en se transformant en une zone de non droit où l'on pourrait exploiter des gens 24h/24 et 7j/7.
  • STOP !


     

    J'estime Manuel Valls, comme j'estime par principe tout socialiste, car il a su prendre à bras le corps le dossier de l'insécurité, qui est une demande pressante des Français. A ce titre, il a eu raison, et ce n'était pas facile, tant le sujet n'est pas familier à la gauche. Ministre de l'Intérieur, il fait le job, et je me réjouis de sa grande popularité. Mais sur les roms , NON , il en a trop fait et trop dit , et après ses déclarations sur France Inter , il le fait mal. J'ai reproché à Nicolas Sarkozy d'instrumentaliser cette malheureuse population à des fins politiques et démagogiques : je me vois aujourd'hui contraint de faire le même reproche à Valls.

    Premier principe : la démocratie, c'est le régime d'opinion. Un responsable politique doit donc être à l'écoute de celle-ci, non pas pour la suivre (c'est ce que faisait Sarkozy) mais pour l'éclairer, la guider (c'est ce que devrait faire Valls). Deuxième principe : une société rencontre mille problèmes, difficultés, souffrances, qui tous ne deviennent pas des sujets de politique, mais quelques-uns seulement, parce que l'homme politique veut leur donner du sens, parce qu'ils sont jugés par lui particulièrement importants. Je le dis clairement : la situation des roms dans notre pays n'exige pas d'en faire un problème politique ; le sens qu'on lui donne est odieux. Je m'explique :

    En politique, il faut prendre la mesure des choses. En France, il y a des millions de chômeurs et une crise à régler   : voilà les problème politiques, les dossiers économiques et sociaux à traiter, les solutions à proposer, sur lesquelles la droite et la gauche divergent, pour lesquelles les électeurs sont invités à se prononcer. Mais que représentent, au sein d'une population de 60 millions de personnes, 15 000 roms ? Un peu plus que la ville de Grasse . Alors, remettons les choses à leur juste mesure.

    Oui, bien sûr, les élus sont embêtés, les populations sont tracassées. Mais il y a bien d'autres embêtements et tracas dans la vie collective, dont on ne parle pas forcément, qui surtout ne se transforment pas en thèmes politiques. Je souhaite que les difficultés que posent et que rencontrent les roms soient traitées et solutionnées dignement, décemment, professionnellement et discrètement. Que cesse ce cirque médiatique inauguré par Sarkozy et repris aujourd'hui complaisamment par Valls, qui ne profite qu'au Front national !

    Car j'en viens maintenant au sens que prennent ces déclarations des uns et des autres à propos des roms. Quand Manuel Valls dit que les roms ne veulent pas s'intégrer, je crois comprendre ce qu'il veut dire : ce sont des populations nomades, dont le mode de vie ne s'accorde pas avec l'existence sédentaire (l'insertion, c'est avoir une maison, un travail). Ces populations viennent de Roumanie, pour trouver chez nous ce qu'elles ne trouvent pas chez elles. Peut-on fondamentalement le leur reprocher, à une époque où nous voulons faire l'Europe, permettre entre autre aux personnes de circuler ? Et puis, la République n'impose pas de modes de vie : elle exige seulement le respect des lois.

    Valls n'est pas xénophobe, il n'y a aucun doute là-dessus. Ses propos ne sont pas en soi xénophobes, c'est également certain. Mais la perception, l'interprétation par une partie de la population ne pourra qu'être xénophobe, c'est incontestable. La politique consiste à mesurer les choses, mais aussi les paroles. Valls ne le fait pas, et il fait mal. Notre société, depuis trente ans, depuis la montée de l'extrême droite, est malade de la xénophobie. Tout propos qui nourrit, même involontairement, cette maladie est irresponsable. A l'approche des élections municipales, il est électoralement suicidaire, pour la gauche comme pour la droite, de donner le sentiment de se ranger à l'avis du Front national. Pour ce scrutin, il y aura bien d'autres sujets à débattre, mais surtout pas celui-là, surtout pas les roms ! Arrêtez avec ça !

    Il y a d'autres méthodes pour venir en aide à ces personnes avec humilité sans tomber dans le misérabilisme et sans récupération . 

     

  • ROM ENCORE

    En lisant , les mails , blogs ou publications sur les réseaux sociaux , je constate que certains sont choqués par les propos de Valls hier sur France Inter concernant l'intégration des Roms en France. A tous ceux qui publient , des trémolos , sur leurs claviers et qui veulent aider les enfants de Roms , je rappelerais  qu'à Antibes , la cantine et l'assurance de deux enfants Roms pour leur dernière scolarité ont été payés par des personnes humbles . et que cette année , ces mêmes enfants vont aussi devoir manger  .

    A ces donneurs de leçons  qui veulent toujours aider les enfants  Roms je leur dit  : chiche c'est encore possible car  ces mêmes enfants , de nouveau scolarisés vont aussi devoir manger le midi à la cantine   si vous voulez que vos écrits soient en phase avec vos actes vous pouvez .

     

     

  • ETRE VIEUX ? VIEUX ET CON ....A LA FOIS

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    Rassurez vous mes amis ou opposants aussi agés que moi  je ne pense à personne en particulier en écrivant cet article ce matin .

    Hier en me garrant dans une rue à Cannes , j'ai entendu de la part d'un automobiliste ayant jeter son dévolu sur cette place dire :" Ha les vieux con , ils prennent la place " . En me retournant je vis que ce n'était pas le visage d'un automobiliste connu qui m'adressait ce compliment .

    Alors je me posais pour la première fois cette question existentielle fondamentale : « Qu’est-ce qu’un vieux con ? »; puis en vient immédiatement une seconde en cette fin d’été « En suis-je membre émérite? » Depuis que la société organisée existe, les deux appréciations vont de pair et s’appliquent à absolument toutes les générations. Les moins vieux trouvent toujours que leurs aînés sont totalement à côté de la plaque… et ces derniers ne cessent de dénigrer une génération qui ne respecte rien ! C’est la loi du genre , et grace à ma fille qui a diffusé hier des chansons  de Brel sur Facebook il m'est revenu celle sur les Bourgeois  qui résume parfaitement l’évolution sociale portée par ces comportements.

    Les bourgeois c’est comm’ les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête,
    Les bourgeois c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient…

    La jeunesse est impitoyable dans ses jugements et elle n’hésite pas à se moquer de ces « croûlants » qui ne comprennent absolument rien à la vie. Eux, ambitieux et prêts à dévorer l’avenir à belles dents, ne souffrent pas qu’on les freine dans leur élan. Ces adolescents ou ces adultes en devenir contestent forcément les repères que l’on veut leur imposer en invoquant la liberté qu’on leur doit. Ce sont eux d’ailleurs qui le plus souvent font évoluer les mœurs ! Dans leur regard, souvent, pour certains, j’ai l’impression de ne pas être capable de les comprendre, et donc que je suis inévitablement dans le camp des vieux cons. C’est un postulat de départ, une sorte de fait inévitable auquel il est impossible d’échapper, au-delà d’un certain âge. Un a priori qui germe dans tous les esprits en formation. Il faut le savoir, le prévoir ou le vouloir, car autrement, la désillusion est grande. Elle vire même très rapidement à l’affrontement avec ses déchirures de part et d’autre. Le problème essentiel, c’est que tout « vieux con » oublie vite , très vite qu’il a été forcément à un moment ou à un autre un « jeune con ». On ne se forge en effet son caractère que dans la confrontation qui permet de s’apercevoir ensuite que ce pourquoi on a combattu était démesuré ou sans fondement réel. La soif de vivre en dehors des règles n’autorise pas l’ivresse de la contestation, mais elle permet d’aller toujours chercher plus loin l’eau fraîche de la liberté.

    Le « no limits » devient alors extrêmement dangereux, mais il n’intervient que quand justement aucune barrière n’a été dressée avant la rupture. Alors oui, je suis un « vieux con » car je reste persuadé que il ne faut jamais renoncer à s’opposer, même si l’effet immédiat est nul ! La jeunesse mérite autre chose que le laisser-aller réputé formateur, mais elle ne souffre pas d’être écartée des chemins de l’avenir au nom de la protection des « vieux ». Critiquée, vilipendée, assassinée par la mise en valeur médiatique des manquements de quelques éléments offrant aux générations en place alors le pire des maux : la généralisation ! Toute faute leur est imputable ! Au moindre événement critiquable le constat est le même : « C’est encore des jeunes…ils n’ont rien d’autre à faire ! Ils font que des conneries !… »

    Il est indispensable d’inverser totalement ce raisonnement. La jeunesse n’est que le reflet des erreurs commises par les aînés. Elle ne porte aucune responsabilité dans les erreurs qu’elle commet. Elles nous sont imputables.   Rousseau a annoncé la modernité, avec l’«Emile», «les Confessions», le «Contrat social». Mais il est mieux que cela  il a été le premier «critique moderne de la modernité», le premier à pointer les contradictions du progrès, non d’un point de vue réactionnaire, mais dans la perspective d’une humanité devenue autonome. Il a compris que «tout tenait radicalement à la politique et que, de toute façon qu’on s’y prit, aucun peuple ne serait jamais que ce que la nature de son gouvernement le ferait être». L’homme est libre, mais s’il se construit lui-même, il peut aussi se détruire. «Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile?» demande-t-il.

    Moi-aussi !

    C’est la seule raison qui justifie la mise en valeur des jeunes qui, sans être éteints, idiots, résignés savent imaginer sans déraper, agir sans démolir, se libérer sans dénigrer, refuser la normalité sans systématiquement la combattre, se passionner sans idolâtrer, vivre sans tuer les autres. Je suis un vieux con… C’est une certitude ! Je préfère la valorisation de la construction de la responsabilité à la valorisation de l’irresponsabilité ponctuelle.

    C’est pour cette raison que dès demain , dans le cadre de la loi contrat de génération  j'aurai la fierté  qu'une fille jeune soit formée par  le  « vieux con » que je suis et  qui croit irrévocablement en cette jeunesse ! Je mourrai donc vieux con et fier de l’être ! Que je sois préservé de la conclusion de la chanson de Brel :

    Au bar de l’Hôtel « Des Trois Faisans »
    Avec Maître Jojo,
    Et avec Maître Pierre
    Entre notaires on pass’ le temps. Jojo parle de Voltaire
    Et Pierre de Casanova
    Et moi, qui suis resté le plus fier,
    Moi, je parle encore de moi.
    Et c’est en sortant,
    Mon-sieur l’Commissaire
    Que tous les soirs de chez la Montalant,
    De jeunes « peigne-cul » nous montrent leur derrière
    En nous chantant :

    Les bourgeois c’est comm’ les cochons
    Plus ça devient vieux, plus ça devient bête,
    Les bourgeois c’est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient…

  • L'INVENTAIRE SUITE

     

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    VU DANS LE MONDE

    La bombe à retardement à 10 milliards d'euros laissée par la précédente majorité

    Les conséquences pour le budget de l'Etat ne sont pas encore totalement connues. Mais c'est une ardoise qui pourrait atteindre – voire dépasser – 10 milliards d'euros que la France risque de devoir éponger, faute d'avoir pris en temps utile les dispositions nécessaires.

    La Cour des comptes a rendu public mardi 27 août un référé portant sur la gestion de deux contentieux communautaires qu'elle a adressé récemment au ministère de l'économie et des finances. Pour le premier, relatif au régime fiscal des redistributions de dividendes modifié en 2003, les mesures prises en 2005 ont permis de limiter l'ampleur du contentieux. Néanmoins, relève la Cour, le risque, estimé à 4,15 milliards – incluant 1,1 milliard déjà reversé en 2007 et 2008 – a été insuffisamment provisionné dans la programmation budgétaire.

    Le second contentieux est encore plus lourd de conséquences. Il concerne le mécanisme de retenue à la source sur les dividendes versés par des sociétés résidentes à des organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) non-résidents. A partir de 2006, celui-ci a fait l'objet de nombreux recours. La Commission européenne a engagé, en mai 2011, une procédure d'infraction à l'encontre de la France et, par un arrêt du 10 mai 2012, la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé ce régime d'imposition. Entre-temps, ce sont plus de 10 000 dossiers de réclamation qui ont été déposés devant la Direction des résidents à l'étranger et des services généraux (Dresg).

    C'est la nouvelle politique du jour : on découvre une nouvelle ardoise laissée par la droite, la bagatelle de 10 milliards, en prenant des dispositions contraires au droit communautaire. Pendant ce temps, la gauche cherche des milliards un peu partout pour colmater leurs brèches. Et on découvre, jour après jour, que cette bande d'incompétents de droite ont laissé des ardoises dans tous les tiroirs.

    On a évidemment envie de les giffler . Tous !Borloo, par exemple, qui vient d'exiger un moratoire sur les prélèvements obligatoires ! N'importe quoi ! Tout pour exister. On sait maintenant pourquoi il a été viré au bout d'un mois du ministère des finances : pour incompétence. NUL. Il tentera de nous expliquer comment on réparera les anneries de "son" gouvernement. Quand je pense qu'il voulait être premier ministre. Pire que les autres ! Si on augmente les impôts, c'est pour payer VOS fautes. Vos mensonges, vos erreurs, vos réformes ratées,...

    Et Chatel, hier sur France Inter qui s'en prend à Hollande : "Une fois de plus, avec les impôts, M. Hollande choisit le principe du puits sans fond" ! La droite avait trouvé un autre puits sans fond, bien plus large : la dette et les erreurs de gestion pour masquer les trous.

    Et Raffarin qui déclare que jamais Sarkozy n'aurait du perdre cette élection de 2012. Disons-le : heureusement qu'il l'a perdue quand on voit tous les dégâts crées par cette bande de nullissimes, qu'on découvre encore, jour près jours...

    Certains ex ministres  de droite vont nous expliquer qu'on ne peut pas continuer à mettre les mauvais chiffres sur le dos de la droite alors que l'on continue à découvrir, jour après jour, de nouvelles casseroles !

  • SYRIE : CA SUFFIT

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    Nous avons assez entendu de discours éplorés sur la Syrie. Les civils continuent d'être pris pour cibles ou tués sans discrimination.

    Par Cilina Nasser, chercheuse sur la Syrie pour Amnesty International

    3464531_3_2fad_des-corps-d-enfants-dans-la-banlieue-de-damas_9bda8c3561f5341f6c3d0518242bcfbd.jpg  Il est impossible de regarder les vidéos venues de Syrie hier sans éprouver un nouvel accès de rage devant l'échec répété de la communauté internationale, incapable de mettre fin au massacre de civils pris dans le conflit armé interne qui déchire le pays.

    Les armes chimiques

    Ces vidéos, montrant les effets meurtriers d'une offensive qui pourrait avoir été menée avec des armes chimiques et qui a frappé de très nombreux civils, dont des enfants, dans des localités proches de Damas, sont un élément de plus qui donne à penser que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont pu être commis en Syrie.

    Certes, il est pour l'instant difficile de vérifier l'authenticité des images ou de désigner des responsables ; cependant, Amnesty International a contacté différents experts, notamment médicaux, pour déterminer si les symptômes des personnes touchées correspondent à l'emploi d'armes chimiques. Des organisations et des particuliers en Syrie nous aident à recueillir davantage d'informations sur l'état de santé actuel des personnes présentes dans la zone concernée.

    La paralysie de la communauté internationale

    Le gouvernement syrien a rejeté avec force la responsabilité de cette attaque, mais pour l'instant il n'a pas laissé accéder à cette zone une commission de l'ONU qui vient d'arriver à Damas, après plusieurs mois de négociation, pour enquêter sur de présumées attaques chimiques commises antérieurement. La situation actuelle révèle le degré de paralysie qui atteint la communauté internationale lorsqu'il s'agit de la Syrie.

    Cette paralysie est si complète qu'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue hier, a dit vouloir « faire la lumière » sur les événements, mais n'a même pas demandé qu'une enquête soit menée. Le temps presse. La commission de l'ONU doit avoir accès sans délai aux sites de l'offensive présumée, être autorisée à recueillir des prélèvements, rassembler des éléments de preuve qui risquent d'être détruits, interroger les victimes et les témoins, et mener à bien sa tâche en toute sécurité dans une zone contrôlée par des groupes d'opposition armés et bombardée par le gouvernement. Il serait aberrant, alors que des experts de l'ONU sont chargés d'examiner des cas éventuels de recours aux armes chimiques, qu'ils n'enquêtent pas sur ce qui constitue peut-être l'attaque chimique la plus meurtrière depuis que ces armes ont été utilisées par le régime de Saddam Hussein.

     

    Les responsables doivent êtres traduits en justice

    Quel que soit l'auteur de cette attaque, il existe une évidence : la communauté internationale ne doit pas se contenter de la condamner, elle doit se mobiliser pour que les responsables soient traduits en justice.

    L'utilisation d'armes chimiques peut être considérée comme un crime de guerre ou un crime contre l'humanité. Même si la Syrie fait partie des quelques pays qui n'ont ni signé ni rejoint la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, qui interdit l'utilisation, la production, le stockage et le transfert de ce type d'armes, tous les États sont dans l'obligation partagée d'enquêter sur ces crimes au regard du droit international et d'en poursuivre les responsables, quel que soit le lieu où ils sont commis.

    La création d'équipes d'enquête et de poursuites internationales conjointes améliorerait les chances d'effectuer des arrestations et de mener à bien des poursuites. Si certaines des personnes responsables cherchaient à se réfugier à l'étranger, il serait nécessaire, au nom de la compétence universelle, de les arrêter et d'enquêter sur leurs actes. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies doivent diriger cette démarche et l'intensifier.

    La communauté internationale se voit offrir une dernière occasion de changer d'attitude, après s'être montrée incapable de répondre sérieusement à la longue kyrielle de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises en Syrie, qui ont fait plus de 100 000 morts, des millions de personnes déplacées, et ont contraint presque deux millions de personnes à chercher refuge à l'étranger.

    Amnesty International a prié à maintes reprises le Conseil de sécurité des Nations unies de déférer à la Cour pénale internationale la grave situation en Syrie, afin d'engager le processus qui permettra de contraindre les responsables, quel que soit leur camp à rendre compte de leurs actes.
    Nous avons assez entendu de discours éplorés sur la Syrie. Les civils continuent d'être pris pour cibles ou tués sans discrimination. Le moment d'agir est venu.

  • ET SI ON FAISAIT L'INVENTAIRE

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    Ah les vacances, je publie peu ou pas de billets. La flemme. Ce matin, pourtant, je craque devant la bêtise ambiante. Pas celle de  Mélanchon il est incurable , mais l'autre Copé  celui qui il veut faire un inventaire

    Puisque c'est compliquer je vais l' aider  et aussi l’UMP en posant des bases potentielles à ce débat à partir des événements marquants du quinquennat


    Il  veut entamer un débat sur le quinquennat passé.Il ne demande pas à ce que ça ne soit pas un procès contre Nicolas Sarkozy et François Fillon,  mais ça devrait y ressembler .
     
     Commençons en 2007…
     
    La défiscalisation des heures supplémentaires
     
    C’est la seule mesure du « paquet fiscal », la loi TEPA, à avoir tenu jusqu’au bout. C’était une mauvaise loi mais  c’était  une promesse de campagne, il fallait l’appliquer.
     
    Néanmoins, ce fut une erreur politique car cette loi a généré une nouvelle fracture entre les Français, séparant ceux qui avaient la chance d’avoir un emploi dans un secteur porteur, et les autres, la France d’en bas, victime de la mondialisation et tout ça. S’il n’y avait pas eu la crise, la mesure aurait été encore plus effroyable. Vive la crise qui masque les erreurs.
     
    Les autres volets de la loi TEPA
     
    Il s’agit de la défiscalisation d’une partie des intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’un logement, de la réduction de l’ISF et des droits de succession.
     
     Ces mesures ne concernaient que les riches, ce qui n'est pas intéressants d’un point de vue électoral, puisqu'ils  votent nécessairement à droite.En diminuant l’imposition des riches,le précedent gouvernement a , mathématiquement, augmenté la pression fiscales sur les catégories dites moyennes.
     
    Les gouvernements
     
    Nommer un gouvernement a été naturellement la première action menée même si on retient surtout le paquet fiscal de ce premier mandat. Nommer des ministres d’ouverture fut une grave erreur, d’autant qu’on a vite compris qu’ils n’étaient que des pantins .
     
     
     
    Le Grenelle de l’environnement
     
    Je le prends à titre d’exemple parce qu’il est emblématique mais dans ce qui a été fait « pour » l’écologie,  nommer un « ministre fort », numéro deux du Gouvernement, au départ Juppé puis Borloo. Ca partait peut-être d’un bon sentiment, mais, électoralement, ça fut une grosse bétise: on a bien vu que ça n’a débouché sur rien. L’environnement n’est pas une thématique de droite .  :
     
    Dans le gouvernement Villepin (le dernier gouvernement de droite avant Fillon ), le ministre de l’environnement était Nelly Olin (merci Wikipedia). Elle faisait probablement très bien le job, même sans prendre de mesures emblématiques ou ma mémoire me fait défaut . Elle avait une large administration à diriger : on n’attend pas nécessairement des mesures phares de chaque ministre.
     
    Nommer Borloo et Juppé fut donc une mesure de façade, les électeurs (ceux de droite!) n’ont pas été dupes.
     
    Par contre, si j’avais été à droite, j’aurais autorisé l’exploitation du gaz de Schiste… Pour faire plaisir à des électeurs qui auraient pu y voir une potentielle diminution dans leurs factures et une ré-industrialisation de la France.
     
    Sécurité –immigration
     
    Vous avez échoué. C'est grave. Je ne suis pas non plus particulièrement optimiste quant aux résultats de la gauche : les banlieues pourraient rester des poudrières mais j’y reviendrai à l’occasion du discours de Grenoble, des Roms, de l’Islam, ci-dessous.
     
    La droite a instauré dans le paysage politique cette maxime : un fait divers, une loi. Vous avez accumulé les lois alors qu’il fallait renforcer la police dans les quartiers difficiles. Ca s’est vu… Vous avez acquis une réputation d’incompétence qui fait que l’électeur de droite vote pour vous uniquement pour faire barrage à la gauche. C’est fort.
     
    La loi LRU (universités)
     
    Je n’ai pas d’avis sur le sujet. D’ailleurs, les Français non plus. Pourquoi avoir fait ce truc en urgence plutôt que mener une réflexion de fond sur l’université, sur plusieurs années ? Je la cite donc, cette mesure, car elle est emblématique d’un mode de fonctionnement : on fait en urgence des actions dont tout le monde alors qu'il était possible de  faire une réforme calmement.
     
    Le service minimum dans les transports et dans les écoles
     
     
    Dans les écoles, ça fut une grave erreur. La droite a clairement transformé l’école en garderie pour les enfants, pour que les parents puissent aller travailler. En une loi, cette droite a participé à la déconsidération de l’Education Nationale.
     
    Les franchises médicales
     
     Ca a donné un sentiment de bricolage. Très mauvais pour l'image.
     
    La RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et le non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux
     
    C’est un vieux truc de droite .
     
    Il n’empêche que c’est complètement idiot de voir ça de manière globale, purement mathématique, d’autant que ça n’a pas fonctionné. On sait qu’il faut plus de monde à l’Education Nationale, à la justice et dans les forces de sécurité… De toute manière, ceux qui n’aiment pas les fonctionnaires votent déjà à droite.
    Ce n’était pas la peine de « stigmatiser ».
     
    La baisse de la TVA dans la restauration
     
    Encore une erreur ! Ca me fait rigoler parce que je suis pour , ça n’a rien rapporté, pas d'emploi , pas de baisse de la note pas d'investissement  et ça a donné l’occasion de vous foutre des baffes.
     
    La réforme de la Constitution
     
    Dans la mesure où le « referendum d’initiative populaire » n’a jamais été mis en place (ce qui est une erreur de votre part : donner l’impression au peuple qu’il est écouté n’est jamais mauvais), la réforme n’a servi à rien. Elle a donc montré un bricolage, comme si chacun voulait adapter les institutions à sa sauce.  La réforme contenait des points utiles, d’autres moins, mais d’une manière générale, il faudrait arrêter de jouer avec cette constitution et en créer une autre.
     
     
    La gestion de la crise financière
     
    L' échec est visible  Cela étant vous avez entériné deux faits : celui que l’on est à la traine de l’Allemagne et celui que les marchés sont plus puissants que tout. Rien que vous entendre dire que vous alliez les maitriser et tout ça donnait l’impression d’un renoncement. D’ailleurs, toute votre communication a été ridicule. Vous parliez de la protection de nos finances et on a fini par perdre un triple A. C’était à mourir de rire.
    Ca vous a fait perdre l’élection… Vous avez communiqué comme si notre santé financière n’était pas mauvaise et vous communiquez maintenant sur le fait que la gauche a minimisé les impacts de la crise…
     
    Vous auriez du poursuivre ce qui était un de vos chevaux de bataille, le redressement des finances publiques, sans l’interrompre par un plan de relance qui n’a pas marché et a décrédibilisé toutes vos actions et propos ultérieurs.
     
    Le discours de Grenoble, l’islam, les Roms…
     
    Vous êtes de droite, pas moi, vous dites et faites ce que vous voulez… Il n’empêche que vous avez plombé l’ambiance des deux dernières années de mandat, sans le moindre résultat, impliquant une division des Français. Si ! Un résultat ! Les Français ont eu envie de vous foutre dehors.
     
    Vous vous êtes focalisé sur un électorat de droite dure en oubliant que les élections se gagnent forcément au centre. Un type qui vote au FN au premier tour, votera pour l’UMP au second. Par contre, un gars qui vote Modem au premier tour, ne votera pas pour un parti qui incarne une droite dure.
     
    A force de vous adresser à une fraction de votre électorat, vous avez oublié toutes les autres.
     
    La réforme des retraites
     
    Nous sommes forcément en opposition  On en pense ce qu’on veut. Ce qu’il y a de sûr, c’est que vous avez échoué. Si la gauche réussit, sa réforme vous aurez donné la preuve que vous êtes totalement incapables d'en faire  ! Parce qu’il est trop visible que votre réforme de 2010 était ratée, vu qu’en 2013, on se rend compte que les financements ne sont pas assurés.
     
    Vous avez eu un comportement strictement idéologique, en voulant augmenter la durée de cotisation, en repoussant l’âge de la retraite mais sans rien donner en contre partie . L’échec est visible. Jean-François Copé ne veut pas de jugements personnels à l’occasion de « cet inventaire ». Pourtant, on tombe lamentable dedans : Nicolas Sarkozy et François Fillon sont incapables de mener une réforme. Et vous ne gagnerez pas avec des loosers.
     
    La politique internationale
     
    Je considère que ces sujets sont ni de droite ni de gauche. L’activisme de Nicolas Sarkozy, au début de son mandat, a probablement été bénéfique, avec la libération des infirmières bulgares, les machins en Géorgie,… Malheureusement, il a dégénéré et on a rapidement eu l’impression que Nicolas Sarkozy était à la traîne des géants de ce monde.
     
    Les erreurs consécutives, par la suite, notamment pour ce qui concerne quelques actions en Afrique, ont été catastrophiques. Je ne vais pas faire le bilan point par point, surtout que c’est toujours très facile de dire après coup ce qu’il aurait fallu faire. Je vais simplement vous poser une question : est-ce que vous vous rendez compte qu’après avoir sauvé le monde , les électeurs ont préféré désigner un type qui n’avait aucune expérience en politique internationale pour succéder à Nicolas Sarkozy ? Et est-ce que vous vous rendez compte que ce type a réussi rapidement à gagner sa guerre et à remettre la France, ainsi, au cœur de la diplomatie mondiale ?
     
    Quant aux institutions européennes… Nous sommes de nouveau dans un domaine bien politique, je vais néanmoins m’abstenir de dire « il fallait faire »… Le constat global est que Nicolas Sarkozy a imposé deux traités (celui de Lisbonne et le TSCG) dont ne voulaient pas les Français. Peu importe le contenu : ce sont les textes initiaux, Maastricht et autres, qui sont mauvais .
     
    Quand on est au creux d’une crise financière mondiale, montrer au peuple qu’on abandonne un peu de souveraineté n’est pas une bonne idée. Et donner l’impression qu’on va sauver l’économie en modifiant les institutions est grotesque.
     
    D’une manière globale
     
    Je n’ai pas cité de points positifs. Il n’y en a pas .
     
    Nicolas Sarkozy a commis une grosse erreur : celui d’être toujours présent, d’être « omniprésident ». C’est une des dérives de la Cinquième. Jacques Chirac, premier président à avoir fait un quinquennat (donc avec l’Assemblée liée au Président) a su se sortir de la situation. C’était bien le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin, qui gouvernait.
     
    Ainsi, M’sieur Copé, dans votre inventaire qui n’en est pas un, je vous suggère de commencer par cela : le mode de fonctionnement des institutions. Il y a une réforme que je n’ai pas citée puisqu’elle a été annulée par la gauche, celle des institutions territoriales, avec la suppression des Conseils Généraux et la diminution du nombre d’élus locaux. On est au cœur du fonctionnement de la démocratie. On ne diminue pas le nombre d’élus… et on ne fait pas porter tous les pouvoirs sur un chef.
     
    La Cinquième est un régime présidentiel qui s’est renforcé tout au long de son existence et Nicolas Sarkozy a en ajouté une couche. Il a fait des réformes pour donner plus de poids au Parlement mais, en même temps, il a fait le job du premier ministre, celui qui dépend du Parlement.
     
    On a beaucoup critiqué les propos de Lionel Jospin, à une époque : l’Etat ne peut pas tout.
     
    L’inventaire
     
    Nicolas Sarkozy a donné l’impression que le président de la République pouvait tout et finalement ne pouvait rien. C’est à mettre au premier point de l’inventaire.
     
    Au deuxième point, il faudra mettre la politique économique. Elle est de droite, je la juge donc mauvaise . Il faudrait s’entendre ! La politique a été au service des plus riches au prétexte de relancer l’économie et  mais n’a surtout ressemblé à rien. Ce n’est ni libéral ni socialiste. Ce n’est rien. Un brouillon. Un immense gâchis.
     
    Le RSA est un bon exemple. La gauche avait créé le RMI pour permettre à ceux qui n’avaient aucun revenu de vivoter. En créant le RSA, qui est d’ailleurs un échec, la droite a couplé le travail à l’aide sociale laissant l’impression, à droite, de faire une espèce de mesure de gauche, d’autant que c’est un type de gauche qui avait été nommé pour la faire. Pour moi, l’Etat a deux responsabilités (qui peuvent se discuter, le sujet n’est pas là) : faire vivre les gens qui n’en ont pas les moyens, au nom de la solidarité, et légiférer pour faciliter le retour à l’emploi, dans la mesure de ce qu’il peut faire. Pourquoi coupler les deux ? Ca n’a strictement aucun sens… Surtout si on veut se revendiquer d’une politique libérale… (la gauche a fait des conneries similaires, notamment la prime pour l’emploi…, c’est totalement illisible).
     
    Là-dessus, des pensants de l’UMP ont tenté d’obliger les gens au RSA à travailler. D’ailleurs, sous différentes formes, c’était au programme de Nicolas Sarkozy en 2012. La mesure est évidemment électoraliste mais elle ne fait plaisir qu’au cœur de l’électorat, aux braves gens qui vont voter UMP.
     
    Ce qui nous amène au troisième point de l’inventaire : le cancer de l’assistanat doublé d’une casse du système de protection sociale, elle bien libérale… Avant, nous avions la solidarité nationale. La droite a transformé cela en « assistanat ». Ca lui fait probablement plaisir alors qu’elle devrait réviser l’histoire de France récente : qui a mis en place cette protection sociale, cette solidarité nationale ? Casser la solidarité nationale, même uniquement à travers l’utilisation de certains mots, est aussi casser une idée de la nation. Or la nation. Pardon, la Nation, me semble au cœur d’un électorat de droite.
     
    Et nous voila au quatrième. Dans une logique libérale, vous avez cassé le système de protection sociale (déremboursements, franchises,…) en prétendant le renforcer. C’était grotesque. En trois explications, vous perdez toute crédibilité ! « La sécu est en danger alors on rembourse moins. » C’est sûr qu’elle est en danger ! C’est lui faire rembourser moins qui la met en danger. Que vous vouliez la tuer, au nom du libéralisme, est une chose ! Mais dites-le. A un niveau électoral, ça pourrait même être porteur. Alors qu’une franchise de un euro sur une consultation, personne ne croit que ça va sauver la sécu et les électeurs trinquent. Tiens ! Faites une loi pour que la sécu ne rembourse plus les consultations des spécialistes, c’est bien libéral, ça obligera les gens à prendre des assurances privées et vous pourrez foutre ça sur le dos des gens qui abusent !
     
    Je résume le quatrième : arrêter de trouver des prétextes bidons pour faire des réformes iniques, surtout quand elles ne fonctionnent pas, on l’a vu avec les retraites.
     
    Le cinquième point de l’inventaire. Je vais vous laisser chercher. Trouvez-moi une loi qui a marché dans les cinq ans et que l’on puisse qualifier de droite. Je dis bien « qui a marché », parce que les saloperies, on ne les compte plus.
     
    Nous, peinards, on fait nos lois de gauche. Ca y est ! On va pouvoir marier les homosexuels, tiens ! Mais vous, quel bilan politique tirez-vous de tout ça ? Une gestion au quotidienne de droite qui se termine par un fiasco financier…
     
    Je vais faire un bilan des actions politiques depuis 40 ans.
     
    A gauche : l’abolition de la peine de mort, la cinquième semaine de congés payés, les 39 heures puis les 35, le mariage des homosexuels, le RMI, la CMU, la retraite à 60 ans (je plaisante, elle va être aménagée…),…
     
    A droite : Rien .  l’IVG peut-être mais c’est une mesure de gauche. On en trouvera d’autres si vous voulez. Tiens !La majorité à 18 ans.
     
    Pour le reste, vous n’avez pas réussi à définir ce qu’était la droite à être en paopposition à la gauche.
     
    Je résume l’inventaire
     
    Point 1 : une présidentialisation à outrance du fonctionnement des institutions.
    Point 2 : une politique économique illisible.
    Point 3 : la casse de la solidarité nationale.
    Point 4 : des mauvais prétextes pour des mauvaises réformes.
    Point 5 : l’absence de projet politique de droite.
     
    Ca ne peut pas exister, je sais.
     
  • LES ECOLOS


     

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    Les écolos , voient des lobbies pro-nucléaire partout . Avec un peu de distance, j'aurais tendance à penser que quoi qu'il arrive, les lobbies pro-nucléaire ont plus d'argent que les autres. D'ailleurs, quand on voit le taux d'électricité produite par le nucléaire en France, il y a des questions à se poser...
     
    Et le propre du réactionnaire en matière d'environnement est de ne pas se poser de question. Quand on parle de réchauffement climatique ou de danger de l'extraction du gaz de schiste, on devient des affreux menteurs ou manipulateurs. Ainsi, à force d'être sur la défensive et de vouloir à tout prix critiquer la gauche et les écolos, ils en perdent tout recul et finissent par prendre les autres pour des neuneus.
     
    Par exemple, j'en vois qui imaginent que la gauche veut passer au 100% éolien et solaire. Messieurs, restez calme. Je sais qu'une éolienne ne  produit qu'une quantité ridiculement faible  d'électricité  et rien  quand il n'y a pas de vent et que des machins photovoltaïques ne fonctionnent pas la nuit.

     Pour ma part, je ne vois pas l'intérêt de nier les dangers liés à l'extraction du gaz de schiste ou à nier le réchauffement climatique.
    Le réchauffement climatique ?
     
    On a des moteurs et des machines qui brûlent des trucs à base de pétrole et des vaches qui polluent la nature. Progressivement, les résidus de ces machins vont dans l'atmosphère. On a beau avoir quelques arbres en sortie des tunnels des autoroutes qui absorbent une partie du CO2, ce gaz finit par se disperser là-haut. On ne m'empêchera pas de penser que ceci peut avoir des conséquences sur l'environnement et le climat.
     
    Le nier me parait un tantinet délirant.
     
    Le gaz de schiste ?
     
    Par définition ou presque, ce machin est enfermé dans des roches dans le sous-sol. Pour le sortir, la seule solution connue à ce jour est de casser les roches. Pour l'instant, on a trouvé une seule solution : envoyer de l'eau sous pression. On appelle ça la fracturation hydraulique.
     
    On ne m'empêchera pas de penser que cela peut créer des dégâts assez graves et qu'il est urgent de ne pas se précipiter.
     
    Le nucléaire ?
     
    C'est pénible. Il faut toujours attendre une catastrophe pour démontrer à nouveau que c'est dangereux. Je ne comprends pas non plus qu'on puisse le nier. Il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur le nucléaire. D'ailleurs d'autres énergies sont dangereuses. Je n'ose même pas imaginer les dégâts si certains barrages hydroélectriques pètent ! Sans compter la pollution de certains sites pétroliers.
     
    Durable ?
     
    L'utilisation du mot durable à toutes les sauces est exaspérante. Je ne suis d'ailleurs pas sur que, politiquement, ça soit une bonne idée. Il n'empêche que nous ne produisons pas d'uranium. J'ai même entendu des méchants gauchistes expliquer que si on a fait la guerre au Mali, c'est pour protéger les mines d'uranium au Niger.
     
    Personne ne connait les réserves en gaz de schiste et elles ne sont certainement pas infinies.
     
    Je me demande si les réactionnaires qui luttent contre le développement des énergies renouvelables de rendent compte de ce qu'ils disent... Pour ma part, il me parait relativement sain d'investir dans des trucs non polluants et à capacité illimité que dans d'autres saloperies dangereuses, sales et épuisables... Le bon sens, quoi…
     
    On sait qu'on ne dispose pas de la solution idéale. La solution serait de pouvoir stocker de l'énergie pour faire face aux variations de consommation et de production mais on ne sait pas faire aujourd'hui. Il faut aller à petits pas. C'est ce qu'on appelle la transition énergétique. Il ne s'agit pas d'arrêter les centrales nucléaires du jour au lendemain mais de faire monter les autres sources d'énergie.

    La décroissance ?

    Périodiquement, certains libéraux ironisent sur le fait qu'on imagine avoir de la croissance avec moins de production d'énergie. Les formules à l'emporte pièce sont faciles. Il n'empêche que rapprocher les lieux de production de ceux de consommation pour dépenser moins d'énergie pour les transports ou mieux isoler les bâtiments ne paraissent pas totalement ridicules et sources de régression.
     
    Cela étant, si les réactionnaires imaginent que manger des pêches en mars est du progrès...
     
    D'autres sources de baisse de dépense en énergie sont possibles, comme la géothermie pour chauffer les bâtiments.
     
    Le coût ?
     
    La rumeur courre : les énergies renouvelables sont très chères à produire. C'est faux (sauf pour certaines, comme le photovoltaïque, je crois).

    Si ces énergies sont hors de prix, c'est de la faute de la droite française qui, au gouvernement, a obligé EDF a acheter de l'énergie aux producteurs à un prix particulièrement élevé. C'était pour encourager les investissements... et prendre les clients d'EDF pour des vaches à lait.

    Les écolos contre productifs ?
     
    Les écolos sont  jusqu’au-boutistes. On l’a vu avant les élections lorsqu’ils voulaient que Hollande s’engage à sortir du nucléaire. On le voit tous les jours et on le voit aussi quand le Front de Gauche parle d’éco-socialisme, ce qui ne veut rien dire.
     
    Le problème des écolos est qu’ils luttent systématiquement contre tout. Cette lutte est très nocive car elle empêche de distinguer les bonnes des mauvaises causes. Et le réactionnaire ou le libéral semblera forcément avoir raison quand il dira qu’il faut être complètement idiot pour refuser une énergie telle que le gaz de schiste.

    Tant que l’écolo ne sortira que des arguments foireux pour défendre ses causes et bloquer tous les projets, il restera suspect.
     
    Sans compter que les éoliennes, c’est moche.