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Editori@l - Page 22

  • L'INSULTE PLUTOT QUE L'ARGUMENTAIRE

     Aprés le passage de François Hollande à la télévision j'ai entendu les compte rendus des divers hommes politiques . Pourquoi attendre 24 h alors que les discours sont déja imprimés avant d'écouter le Président de la République . Plutot Le Pen que Hollande semblent dire les extrémistes de droites et de gauche.

    La Gauche est toujours  arrivée au pouvoir en période de crise économique , et l’homme le plus insulté de l’Histoire de France fut sans constatation aucune, Léon Blum le « social traître ». Sa nomination à la présidence du Conseil, la plus haute fonction gouvernementale, avait choqué nombre de Français du pays profond. C’est la première fois qu’un juif accède au sommet du pouvoir, la première fois qu’un « marxiste » entre à Matignon, et également la première fois que le chef du gouvernement est " soutenu " par les  communistes  . Et rapidement, les insultes populistes vont pleuvoir, sans aller justement jusqu’au qualificatif de « salopard ».

    Sur sa seule personne, Léon Blum cristallise tous les fantasmes d’une frange de l’opinion publique, largement entretenus par la presse d’extrême droite. Blum n’est pas français, c’est le « Juif errant ». Pour Louis de Launay, Blum est « grand maigre, un peu voûté, les yeux vifs regardant volontiers par-dessus son lorgnon, avec le nez busqué et les pommettes de sa race ». Sous la plume d’Henri Béraud c’est le « dromadaire », pour Maurras le « chameau ou chamelle », « la dormeuse parfumée du quai de Bourbon », « le juif névropathe », Marcel Jouhandeau déclare: « Bien que je n’éprouve aucune sympathie personnelle pour M. Hitler, M. Blum m’inspire une bien autrement répugnance . Le Führer est chez lui et maître chez lui, tandis que M. Blum n’est pas de chez nous et, ce qui est le plus fort, M. Blum est maître chez moi et nul Européen ne saura jamais ce que pense, un Asiatique ». Pierre Gaxotte écrit : « D’abord, il est laid. Sur un corps de pantin désarticulé, il promène la tête triste d’une jument palestinienne ».

    Lentement, on va passer des médias aux estrades politiques… avec des virages angoissants de l’extrême gauche vers l’extrême droite avec les mêmes formules et les mêmes objectifs : ôter sa légitimité à l’homme, en faisant croire que derrière l’acte politique, les arrières-pensées sont dirigées contre le « peuple ». Tous les moyens sont bons. Surtout le mensonge et l’insulte du genre : « Léon Blum, le socialiste pour salonnards, a un physique qui tient de la chèvre et du lévrier », qui a été proféré par Léon Daudet, dont le parcours, du clan Hugo à celui de l’action française, illustre parfaitement les dérives des années 30. Le socialisme a toujours cristallisé la haine des extrêmes, puisqu’il ne peut que décevoir dans sa volonté de « réformer » plutôt que de « révolutionner ».

    Pierre Mendés France en 1954 en savait quelque chose aussi, tellement il a été la cible de qualificatifs honteux qui rappelaient étrangement la période actuelle. Cette habitude détestable devient la recette pour faire parler de soi. L’outrance est un gage de réussite au prétexte qu’elle révèle une franchise courageuse alors qu’elle n’est souvent qu’un artifice pour galvaniser des troupes assoiffées de vengeance. « Savoir raison garder »… un beau principe de moins en moins appliqué, car le débat est devenu impossible dans le contexte actuel, où l’insulte a remplacé l’argumentaire.   

  • UN PRESIDENT SERIEUX

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    Je viens à l'instant de voir le président de la République à la télévision. Je veux tout de suite vous faire part de mes réactions, avant que les multiples commentaires ne viennent influencer ma réflexion. Mon sentiment le plus puissant, c'est que j'ai trouvé François Hollande égal à lui-même, et ce n'est pas dans ma bouche un moindre compliment. La France a besoin de stabilité (il a parlé à la fin d'"apaisement"), de continuité dans l'action : en bientôt un an d'exercice du pouvoir, Hollande ne s'est pas déjugé, est resté fidèle à son style et à ses engagements de campagne, et c'est pour moi ce qu'il y a de plus important.

    Nous vivons dans un monde totalement soumis aux aléas de l'actualité, où il est tentant de faire des "coups" à chaque instant. François Hollande n'est pas là-dedans. Président normal, oui, et je dirais maintenant : président sérieux, qui sait que la réussite s'obtient dans la durée, qu'il faut procéder par étapes et tenir bon dans le cap qu'on s'est donné. Trop longtemps, la gauche a rêvé la rupture et ignoré la continuité : pourtant, en politique, elle seule compte.

    Son impopularité ? Mais elle aussi, finalement, est normale , car cette politique prend à revers tant d'habitudes, de préjugés, de préventions au sein même de la gauche qu'il est normal que pour un temps l'impopularité se fasse ressentir.

    Car que retiendra-t-on de l'intervention de ce soir en matière économique et sociale ? Que François Hollande veut soutenir l'entreprise,  et d'emploi, et faire des économies dans les services de l'Etat, pour réduire le déficit et rééquilibrer les comptes : j'applaudis , mais combien à gauche applaudissent ? Beaucoup, et plus qu'on ne croit, mais pas tous, loin de là. C'est la racine de l'impopularité. Mais il faut tenir bon, ne pas fléchir, accomplir la politique pour laquelle le président a été mandaté. A tous les sens du terme, Hollande tient bon, et je m'en réjouis. Voilà mes réactions à chaud, juste après cette émission : un homme égal à lui-même et qui tient bon.

  • 1+1=2

     

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    Dimanche, il y eut une manifestation. Les chiffres divergent. Comme toujours. Plus que toujours.
     
     J'ai fait un calcul simple : aprés renseignement j'ai appris que l’avenue de la Grande Armée mesure « 775 mètres de long et 70 de large soit 54250 mètres carrés. Pour mettre 1,4 millions de personnes sur cette avenue, ça en fait 25 pékins au mètre carré. » Il semble qu’on oublie qu’une partie de ces soixante-dix mètre est occupée par des arbres. On perd bien, à cause d’eux 1 mde largeur et on se retrouve avec775 m2 de moins soit 52755 m2ce qui fait monter la densité à 26 par m2. Reconnaissons que ça fait beaucoup. Il me semble qu’à4 par m2 on commence déjà à être bien serrés. Si on retient le chiffre de 4 personnes par m2 (espérons qu’ils n’ont pas tous des poussettes !) sur ces fameux 52755 m2 on ne peut pas faire tenir plus de 211 020 personnes. La police aurait donc augmenté de 42% le nombre de participants ! Ce n’est pourtant pas dans ses habitudes.

    N'oublions pas que le rassemblement n’occupait pas QUE l’avenue de la Grande Armée.

    Maintenant, toujours en retenant mes 4 pékins/m2 quelle longueur devrait occuper un rassemblementde 1 400 000 personnes sur une largeur de 69 m ?
    Eh bien voilà : on divise 1 400 000 par 4 fois 69 soit 276 et on obtientainsi le chiffre de 5072 m. Soit environ5 km. La Défense se trouvant à 3.5 km de l’Étoile il aurait fallu que le rassemblement commence à Nanterre.
     
     Il est vrai que ses 120 m de large et 1300 m de long entre l’Étoile et la porte Dauphine permettent d’accueillir bien du mondemais ne disposant pas de photos permettant de voir si elle était densément occupée et sur quelle longueur, se lancer dans des spéculations serait hasardeux.
     
    Quid des 300 000 ? Eh bien avec ma densité le rassemblement s’allongerait sur1086 m. Pour le million que concède , les organisateurs sur3623 m.
     
    Je vous laisse tirer vos conclusions quant à qui peut être dans le vrai
     
  • LA DERIVE

    38d8997837539e9dd3ae48c6ca224a0c.jpgLe Parti de gauche part à la dérive. Lors de son congrès, Pierre Moscovici a d'abord été traité de "salopard", puis il y a cette formule de Jean-Luc Mélenchon : Moscovici " pense finance internationale". Certains ont parlé d'antisémitisme : non, Méluche est immunisé contre ce travers criminel. Mais que le vocable employé soit d'extrême droite, c'est évident : la référence à une pensée "française" qui serait corrompue par la "finance internationale", c'est le langage des nationalistes depuis plus d'un siècle. Comment Mélenchon et son parti ont-il pu en arriver là ? Je vois quatre raisons à ce tragique mystère :

    1- Les membres et dirigeants du Parti de gauche sont d'anciens socialistes qui veulent à tout prix faire oublier leur passé et ce qu'ils ont été. Mélenchon est resté trente ans au PS, a été un ministre discipliné. Les uns et les autres veulent aujourd'hui rattraper le temps perdu en se lançant dans une fuite en avant, se racheter par des excès de langage, en brûlant ce qu'ils ont autrefois adoré. Il y a de la haine de soi dans cette dérive politique, un puissant désir de revanche idéologique.

    2- La radicalisation à gauche a toujours eu un moteur principal : la haine du Parti Socialiste, que Jean-Luc Mélenchon traduit sur tous les tons. Historiquement, c'est le réflexe de l'extrémisme de gauche, que Mélenchon a adopté. Les socialistes sont associés à des traîtres qui finissent, à ses yeux, par devenir pire que la droite.

    3- La virulence du Parti de gauche s'explique aussi par sa concurrence avec le PCF, parti plus fort et plus construit que lui, à qui Jean-Luc Mélenchon ne cesse de vouloir donner des leçons d'opposition, comme si les communistes étaient trop timorés. Ce petit jeu du "plus à gauche que moi tu meurs" est bien connu . Entre PG et PC, il continue à faire des ravages : pour obtenir des places et garder le leadership, Mélenchon est condamné à prouver qu'il est le meilleur opposant, celui qui va le plus loin dans la dénonciation du gouvernement.

    4- Enfin, on peut penser que Jean-Luc Mélenchon est piégé par son combat volontairement frontal avec l'extrême droite, qu'il a voulu exclusif et spectaculaire, mais qui a en quelque sorte déteint sur lui. Il y a des duels où l'on finit par ressembler à l'adversaire à force de se battre sur le même terrain. En tout cas, le Moscovici  qui "pense finance internationale" aurait parfaitement pu sortir de la bouche de Marine Le Pen.

    Nous n'avons pas affaire à un "dérapage", mot à la mode qui ne veut rien dire. Mélenchon est un lettré, idéologiquement charpenté, qui connaît sa rhétorique, qui maîtrise parfaitement le langage, qui assume et théorise ses outrances. Il n'est donc pas victime d'un lapsus, d'un coup de fatigue ou d'un coup de nerf. C'est bien une logique politique implacable qui le conduit à accoster sur des rivages dangereux.

     Néanmoins il faut une  clarification entre PS et PC qui pourra enclencher une dynamique de la victoire. J'en reste, plus que jamais, à ma stratégie d'alliances défendue depuis plusieurs années : des listes socialistes ouvertes notamment au PCF, car je ne confonds pas celui-ci, sincère  sérieux et responsable, avec les égarements du Parti de gauche, des ex-socialistes transformés en anti-socialistes trés primaires. 

  • LA HONTE

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    En revenant du week-end à la montagne je découvre qu'un des proches de Mélenchon , François Delapierre a lancé à la tribune du congrés du PdG que le ministre de l'Economie-Pierre Moscovici- faisait partie des "17 salopards de l'eurogroupe" qui font pression sur Chypre. Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait bien sur réenchéri et  ajouté que le ministre de l'Economie "ne pense pas français, il pense finance internationale".

    Un "parler cru et dru", qu'a revendiqué sur scène Jean-Luc Melenchon "fier d'être tribun". "Je ne leur reconnaîs aucune suprématie intellectuelle parce que ma manière de parler les dérange, parce que j'appelle un chat, un chat et mon camarade, un salopard, un salopard", a-t-il lancé sous les applaudissements d'ignobles et tristes individus manipulés  qui  depuis mai dernier , manient haine , arrogance et insultes envers tous les militants socialistes .

    Je précise que tous membres du FdG  ne désapprouvant pas les propos de Delapierre et Mélenchon qui doivent laisser perplexes les militants sincères  du Parti Communiste sont à mes yeux de vrais salopards  

     

  • J'EN REVAIS

    EUVY (Marne). Il s'agit d'un incendie aussi inhabituel que surprenant. Une éolienne implantée à Euvy, près de Fère-Champenoise dans la Marne, est en feu depuis 15 heures.

    A quand la suivante 

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    Spectacle impressionnant. Une éolienne est flammes à Euvy. Une épaisse fumée noire se dégage dans le ciel. Le rotor, placé en haut du mât est en flammes et l'une des trois pales est tombée au sol.

    C'est un automobiliste qui a donné l'alerte. Les images, transmises par plusieurs internautes, sont étonnantes.

    Intervention du GRIMP

    Une quinzaine de sapeurs pompiers sont toujours sur place et des spécialistes du GRIMP (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux) ont été dépêchés. L'opération est particulièrement délicate.

    L'origine du sinistre est bien évidemment électrique. L'éolienne s'est-elle emballée ? S'agit-til d'une défaillance technique ? En ce dimanche, les responsables de la société qui gère ce champ de sept éoliennes n'était pas joignable.

    Elle a cependant coupé le courant sur les sept éoliennes du secteur.

  • ET TOUJOURS LE MEME........

    Aprés un pape qui a milité aux Jeunesses Hitlériennes voici un pape qui a soutenu la  dictature argentine

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    François 1er encore évêque
    avec Videla encore dictateur(source @RaquelGarridoPG)

     

    Considéré comme un modéré, salué pour son humilité et ses goûts simples, l’Argentin Jorge Bergoglio, élu pape sous le nom de François, a aussi sa part d’ombre. Certains s’interrogent en effet sur son rôle pendant la dictature militaire qui a ensanglanté l'Argentine de 1976 à 1983. A l’époque, Jorge Bergoglio était à la tête des jésuites argentins. Il a été entendu par la justice dans une affaire de kidnapping de deux prêtres, un épisode déjà évoqué lors du précédent conclave en 2005.

     

    Le rôle trouble de l’Église... De manière générale, l’Église catholique d’Argentine est critiquée pour sa passivité, voire sa complicité, à l’égard de la dictature, note le journaliste du Monde Paulo Paranagua. "La hiérarchie argentine a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises", explique-t-il, notant qu’elle refusait toute implication dans des démarches humanitaires et "fermait la porte aux proches des victimes". En 2000, l’Église argentine a d’ailleurs fait son mea culpa pour ne pas s’être opposée à cette dictature qui a fait près de 30.000 disparus, rappelle The Guardian.

    … Et de Jorge Bergoglio. L’archevêque de Buenos Aires n’a pas été mis en cause personnellement dans les crimes commis par la dictature. Mais son nom a tout de même été cité dans deux dossiers.

    >> Il a été entendu comme témoin par la justice dans l’enquête sur le kidnapping d’Orlando Dorio et Francisco Jalics. Ces deux prêtres jésuites ont été enlevés le 23 mai 1976 par les militaires, en raison de leurs activités de missionnaires dans les bidonvilles. Dans son livre intitulé Le Silence, le journaliste Horacio Verbitsky accuse Jorge Bergoglio de leur avoir retiré la protection de son ordre, donnant un véritable feu vert aux militaires pour les enlever. L'intéressé s’est vigoureusement défendu contre ces accusations, assurant avoir œuvré pour sauver la vie des deux prêtres.

    Dans la nuit du 13 au 14 mars, Le Monde publiait un article sur la nouvelle condamnation à la prison à perpétuité pour le dernier dictateur argentin, Reynaldo Bignone. Il s'agit de sa deuxième condamnation à perpétuité pour disparitions forcées et tortures.

     
    Reynaldo Bignone est un ancien militaire, le dernier président de la quatrième et dernière junte militaire. Durant les 7 années de cette dictature militaire, 30 000 argentins ont "disparu", 15 000 furent fusillés, 9 000 furent prisonniers politique et au moins 500 bébés ont été kidnappés pour agrandir la famille des puissants proche du régime. Cette dictature avait pour idéologie le national-catholicisme et pour objectif de défendre la civilisation occidentale chrétienne des juifs et des communistes.
     

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    Bergoglio  toujours eveque donnant la communion à Videla toujours dictateur
    (source @RaquelGarridoPG)

    Le premier dictateur de ce régime était un certain Jorge Rafael Videla. Cet homme a réussi l'exploit de se faire condamner deux fois à perpétuité, comme Reynaldo Bignone, d'être toujours sur le banc des accusés dans le procès de l'opération Condor (et donc de risquer une nouvelle peine à vie). Le visage Jorge Rafael Videla est également connu des moins jeunes supporters de foot puisqu'il remit la Coupe du Monde au capitaine argentin lors de la Coupe du Monde organisée à domicile en 1978 alors qu'à quelques centaines de mètres, des opposants politiques et des religieux se faisaient torturés par ce régime sanguinaire. Enfin, Jorge Rafael Videla peut se vanter d'avoir été le 1er chef d'état à recevoir l'eucharistie du nouveau Pape François 1er alors que ce dernier n'était encore que simple évêque argentin. Malheur d'un temps révolu, ce simple évêque, connu sous le nom de Jorge Mario Bergoglio, est soupçonné d'avoir dénoncé deux prêtres opposants du régime aux militaires.
     
    Suite logique de l'histoire, le successeur du pape ayant participé aux Jeunesses Hitlériennes est un pape qui a participé à une dictature sud américaine. Si l'on suit le sens de l'histoire, parions que le prochain sera africain et aura participé à un génocide .
  • 15 MARS TOUT LE MONDE DEHORS

     

    Communiqué LDH
    Comme chaque année, le 15 mars signifie la fin de la trêve des expulsions. Comme chaque année, c’est une date qui doit rappeler la nécessité d’une politique publique du logement qui traite à la fois l’hébergement d’urgence et le logement social.

     

    La LDH appelle :
    • à soutenir l’action du collectif des « Associations unies pour une autre politique du logement » lors du 17577_1_FR_370_260.jpgrassemblement, et de la conférence de presse du 13 mars, à 11 heures, place Edouard Herriot, à côté de l’Assemblée nationale ;
    • à participer à la manifestation du 16 mars, à 15 heures, à Paris, à République, à proximité de la rue du temple.

    Citoyens sans logement ou mal logés, vous avez des droits !

    Se loger et pouvoir se maintenir dans son logement est, pour chacun, une nécessité vitale. Un habitat digne pour chacun, garanti par la solidarité du corps social, est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme.

    Pour rendre effectif le droit à un logement de qualité pour tous :

    Nous demandons un moratoire des expulsions locatives sans relogement. La mise en œuvre de procédures, beaucoup plus systématique, traduit un durcissement qui provoque des drames humains inacceptables, qui bouleverse les conditions d’existence des plus fragiles. Ces expulsions viendront grossir les rangs des personnes à la rue et sollicitant le 115 (les demandes ont augmenté de 29 % par rapport à janvier 2012 et 55 % n’obtiennent pas de places d’hébergement).
    Nous dénonçons l’augmentation constante des loyers et des charges locatives.
    Nous demandons la revalorisation des aides au logement.
    Nous demandons que des dispositifs de protection contre les expulsions, et de régulation pour encadrer la liberté des loyers, soient effectifs dans la prochaine loi sur le logement.
    Nous dénonçons le désengagement de l’Etat et des collectivités territoriales, dans l’absence de priorité donnée, dans le budget de l’Etat, à la production de logements locatifs sociaux et « très sociaux », nécessaires aux plus modestes.
    73817717.pngNous dénonçons la poursuite d’une politique du logement qui, depuis quarante ans, pratique une politique d’avantages fiscaux en faveur d’investisseurs privés qui entretiennent un marché immobilier financiarisé, générateur de profits, par l’exploitation cynique d’un besoin fondamental auquel personne ne peut se soustraire sans mettre en péril son existence même.
    Nous demandons une politique de l’urbanisme capable de lutter contre l’étalement urbain, facteur à usage intensif de l’automobile, d’isolement social, de gaspillage des sols, par la promotion d’un habitat dense qui garantisse la qualité de la forme urbaine et de l’espace public, avec une politique foncière publique forte.
    Nous demandons le développement de nouvelles procédures de concertation qui permettent, en amont des projets, de donner réellement la parole aux habitants.

    La LDH considère que l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires nécessaires pour mettre fin à la crise du logement doit être l’œuvre d’un service public du logement et de l’urbanisme, sous la responsabilité de l’Etat et la participation décentralisée des citoyens aux décisions.

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    A Antibes , aprés avoir paticipé à la réalisation de 6 logements sociaux en tant qu'administrateur de Habitat et humanisme et , bien qu'ayant le financement  je ne peux aujourd'hui réaliser d'autre logement faute d'oppotunité . Mes démarches auprés des élus locaux , de la municipalité , conseiller général et régional n'ont rien donné . Il est plus facile d'organiser des manifestations stériles contre la nouvelle politique gouvernementale du logement qu'aider à la réalisation de logements sociaux .

     

    Après des mois de travail concerté avec la Préfecture sur le projet d'intégration des familles roms de notre département, le verdict est tombé, brutal, injuste, sans appel : la fin de la trève hivernale entraine l'exécution des procédures d'expulsions pour le Squat La Perlotte à Juan les Pins  .

    Il s'agit de la mise en application d'une décision judicière demandée par la Mairie d'Antibes . 

       

     

     

     
  • CITIVAS N'EST PAS D'INTERET GENERAL

    Civitas : les catholiques d’extrême-droite sont-ils d’intérêt général ?

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    Alors que la pétition de l’Ufal vient de passer la barre des 10 000 signatures et que Jérôme Cahuzac, alerté par nos soins, a demandé à ses services un examen attentif des pratiques fiscales de Civitas, plusieurs informations importantes méritent d’être partagées.

    All Out entre dans la mêlée

    Tout d’abord, l’organisation All Out1, qui s’est fait connaître en France avec une pétition pour l’ouverture du mariage aux couples homosexuels qui a recueilli plus de 220 000 signatures, vient de lancer une action similaire à la nôtre contre Civitas. L’argumentaire est le même : comment se fait-il qu’une association qui œuvre à la rechristianisation de la France, qui a des discours homophobes et des méthodes d’action plus que douteuses puisse se prévaloir d’un texte du code général des impôts autorisant les associations agréées ou d’intérêt général à émettre des reçus-dons pour faire profiter leurs donateurs de réduction d’impôts ?

    L’entrée d’All Out dans la mêlée va aider l’UFAL à faire connaître ce scandale.

    Civitas n’a aucune autorisation de l’administration fiscale

    Julien Massillon, journaliste pour le site Yagg.com, délivre, dans un article qu’il a écrit sur Civitas, une information importante : Civitas confirme n’avoir jamais fait de demande d’autorisation au fisc pour émettre ses reçus-dons. Aux yeux de ces militants de l’extrême-droite catholique, il va de soi que le but poursuivi par l’association Civitas – rechristianiser la France- est… d’intérêt général. Ils ont du reste clairement montré leur détermination lors de la manifestation du 18 novembre dernier en donnant une très “chrétienne” leçon de virilité à des militantes féministes. Drôle de conception de l’intérêt général.

    Extrait de l’article de Yagg.com : (…) N’importe quelle association peut s’arroger la qualité d’intérêt général, au risque d’être ensuite sanctionnée si elle ne remplit pas toutes les conditions. Pour être certaines d’être en conformité avec ces critères, la plupart des associations effectuent une procédure de rescrit fiscal, c’est-à-dire qu’elles demandent au centre des impôts dont elles dépendent si elles peuvent accorder des réductions d’impôts à leurs donateurs/trices. Contacté par Yagg, l’Institut Civitas indique ne pas avoir effectué cette requête.

    Il est urgent que l’administration fiscale se penche sur ce dossier et clarifie la situation. L’Ufal a donc bien fait d’alerter le ministre du Budget et ses services. Il va sans dire qu’il serait pour nous scandaleux que Civitas soit confortée dans ses pratiques, car cela créerait un dangereux précédent en matière de reconnaissance d’intérêt général des associations. Mais ce serait aussi un comble que, dans une période où l’État cherche des ressources supplémentaires, il officialise une « niche fiscale Civitas » !

    Non, toutes les associations ne sont pas d’intérêt général

    Depuis le début de notre campagne contre le financement public de Civitas, on nous oppose régulièrement l’argument selon lequel beaucoup d’associations font bénéficier leurs donateurs de reçus-dons. Soit. Reste que le droit de défiscaliser dons et adhésions à une association dépend de conditions définies par le droit. C’est pourquoi les associations, comme le rappelle l’article de Yagg.com, demandent généralement, en amont, un avis à l’administration pour vérifier qu’elles remplissent bien les conditions requises. Ces conditions sont contraignantes : soit il faut obtenir des agréments spécifiques (éducation populaire, association familiale, association cultuelle, etc.), agréments qui génèrent des contraintes importantes2, soit l’association doit correspondre à la notion d’intérêt général3. L’association Civitas est-elle si sûre de son droit qu’elle n’a même pas pris la peine de saisir l’administration pour vérifier si elle remplissait ces conditions ?

    Contrairement à Civitas, l’association Acrimed, elle, n’a pas méprisé l’administration fiscale, et a pris soin d’envoyer un dossier de rescrit fiscal, comme cela est rapporté dans leur fil twitter :

     

    La mésaventure d’Acrimed montre que l’administration fiscale ne donne pas facilement le statut d’intérêt général. Est-ce pour cela que Civitas s’est bien gardée d’envoyer un dossier de demande de rescrit ? Est-ce pour éviter que lui soit signifié qu’elle n’entre dans aucun des critères pouvant être retenus par le fisc ?

    Pour que cesse ce scandale, il faut continuer à signer et à faire signer la pétition contre le financement public de Civitas :

     

    Stop au financement public de CIVITAS !

     

    L'officine intégriste CIVITAS, qui se définit elle-même comme un « lobby catholique traditionaliste », synthèse de l'intégrisme catholique lefebvriste et du nationalisme identitaire, incite au financement de ses méfaits en sollicitant des dons de la part de particuliers et de sociétés, dons qui bénéficient d'une déduction fiscale sous la forme d'une réduction d'impôt. L’État, et donc l'ensemble des citoyens, finance ainsi CIVITAS en renonçant à percevoir 60 ou 66% du montant des dons au travers de la réduction des impôts acquittés par les donateurs.
    Le reçu délivré par CIVITAS permet aux particuliers de déduire de leur impôt sur le revenu 66% du montant de leur don, et aux entreprises de déduire 60% de leur don de leur impôt sur les sociétés.
    Rappelons que cette déductibilité des dons est censée être réservée aux associations d'intérêt général ou d'utilité publique.
    Ainsi, pour permettre cette réduction d’impôt, l'administration fiscale considère donc que l'association CIVITAS fait œuvre d'intérêt général.
    En tant que citoyens, nous ne pouvons pas accepter cette forme de financement public d'une association qui s'oppose ouvertement à l'intérêt général en organisant des manifestations hostiles à l'égalité des droits et à la liberté d'expression, n'hésitant pas à utiliser la force et à troubler l'ordre public. Après les manifestations contre la pièce de théâtre de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu ou contre la pièce de théâtre de Rodrigo García Golgota picnic, CIVITAS a franchi un pas en justifiant les graves violences qui ont eu lieu à l'encontre des FEMEN et de la journaliste Caroline FOUREST lors de la manifestation qu'elle a organisée le 18 novembre contre le projet de loi pour le mariage pour tous.
    Nous demandons donc à Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, de prendre sans délai toute mesure nécessaire pour que l'association CIVITAS ne puisse plus bénéficier de la possibilité d'émettre des reçus cerfa N°11580*03 au titre des article 200 et 238 bis du code général des impôts, rendant ainsi impossible toute déduction fiscale sur les dons qui lui sont faits, c'est à dire toute compensation financière puisée dans les ressources de l'État en direction de CIVITAS.

     
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    1. Organisation américaine qui lutte pour l’égalité des droits entre les homosexuels et les hétérosexuels à travers le monde []
    2. trois exemples non exhaustifs : une reconnaissance d’association cultuelle vous oblige à n’avoir comme activité que l’organisation d’un culte, une reconnaissance d’association familiale vous oblige à utiliser des statuts types modelant fortement votre fonctionnement, une reconnaissance comme parti politique vous oblige à avoir une association de financement avec deux commissaires aux comptes, à plafonner les dons des particuliers et interdire ceux des personnes morales []
    3. avoir un fonctionnement démocratique au profit de tous et pas d’intérêt particulier ou des seuls membres de l’association par exemple []
  • OUTRANCES ET VIOLENCES

    Les manifestations contre l'accord CFDT/MEDEF sur la flexibilité n'ont pas séduit grand monde. Les critiques sont plus virulentes que le texte. A Bercy, des fuites se multiplient sur de nouveaux efforts de rigueur. A l'Express, Christophe Barber sévit encore avec une immonde couverture.

    Où vivons-nous ?

    Intox.
    Les manifestations organisées contre l'accord sur la flexibilité de l'emploi, soutenues par Solidaires, Force Ouvrière et la CGT mardi 5 mars, étaient nombreuses, mais les rangs étaient clairsemés. Elles ont rassemblé quelques milliers de personnes. On a beaucoup entendu ces critiques. La journée fut largement suivie, parfois avec outrance, par les chaînes d'informations. Quelques slogans étaient violents. Hollande comparé à Sarkozy, la mort prétendument programmée du CDI, la "casse sociale" organisée au sommet de l'Etat, "CFDT = Medef", "accord scélérat" certain ignorant l'histoire de notre pays allant jusqu'à comparer  Jules Moch à Manuel Valls !.

    Certains ont oublié que l'accord - si imparfait soit-il - était le fruit d'une négociation en partenaires sociaux. Jean-Luc Mélenchon (PG) a ainsi déclamé sur RTL: « C'est aux parlementaires de faire la loi, pas au Medef ». Et de caricaturer ensuite que l'accord « n'a pas été signé par les partenaires, mais par le Medef ». C'est une mauvaise manière. Faudrait-il récuser le dialogue social quand celui-ci ne produit pas les effets escomptés ? Le candidat-président Sarkozy, en février 2012, avait justement axé ses messages de campagne contre ces fichus corps intermédiaires.

    Certains pensent donc que cet accord est la ruine de tout, la fin d'un monde et je-ne-sais quelle catastrophe. Cet accord est désagréable, mais il n'est pas la caricature qu'on en fait. L'intox vaut des deux côtés.

    D'autres, ou les mêmes, sont convaincus que cet accord n'est pas valable puisque la CGT et FO ne l'ont pas signé. Avec 8% de syndicalisation parmi les effectifs salariés, quelle est donc le sens de cette dispute de représentativité ?

    Intox (bis)
    Sur le front économique, les chiffres se succèdent et ne se ressemblent jamais.

    Jérôme Cahuzac pensait à 6 milliards d'euros d'impôts et/ou d'économies à trouver l'an prochain. Le Monde, mardi 5 mars, croyait savoir qu'il faudrait supporter 4 milliards de rabots supplémentaires. On imagine que la fuite vient de Bercy, quelque part dans les couloirs d'une administration insuffisamment purgée après l'alternance politique de juin dernier.

     

    Immonde

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    Christophe Barbier se surpasse.

    Pour la Journée des Femmes, funeste commémoration pour une égalité des droits qui progresse peu et lentement, voici que l'Express publie l'une de ces couvertures dont son patron a le secret. Une petite saloperie - osons le terme - pour un faux appel au débat. Nous vous la livrons en miniature, une taille déjà trop grande pour ce qu'elle mérite.

     Pour cette Journée de la Femme, la patronne des patrons n'avait pas grand chose à dire que de regretter le manque de dirigeantes à la tête des entreprises du CAC40. Est-ce donc là la seule et simple préoccupation de Laurence Parisot ? Rien sur les écarts de salaires, les carrières interrompues, la précarité.


    IMMONDE (bis)

      Dans un entretien au Parisien magazine publié ce vendredi mais diffusé jeudi soir, la candidate aux primaires UMP pour la mairie de Paris lance: «Il y a quelque chose de très rude dans (le) parcours de Ségolène Royal. Elle s'est construite politiquement en parallèle à François Hollande, et l’issue n’a pas été en sa faveur.» Et désormais, ajoute NKM, «elle en est à attendre que son ex la nomme quelque part. Or le premier trésor pour une femme, c’est son autonomie. Il ne faut jamais dépendre d’un homme, ni procéder de lui.» Et l’ex-porte-parole de Sarkozy d’ajouter, faussement compatissante: «Je pense qu’elle méritait mieux que ce lot de consolation incongru»qu'est le porte-parolat de la banque publique d'investissement.

    Ségolène Royal n’a pas attendu pour réagir et d’un tweet jeudi soir, la présidente de la région Poitou-Charentes a voulu clore le débat: «Je ne suis pas en attente à la BPI mais au service d'une belle idée. Je n'attends pas une nomination mais le juste respect de la valeur travail.» D’autres socialistes ou militants lui ont emboîté le pas, interpellant NKM sur Twitter. David Assouline, l’un des porte-parole du PS, a notamment lancé: «Propos de NKM sur S.Royal: outre la violence et le sectarisme de celle qui est capable de tout pour le pouvoir, NKM est simplement vulgaire».

    Dans un communiqué, le PS a officiellement dénoncé l’interview de l’ex-ministre UMP, qui constitue «une provocation» puisque diffusée «le jour même de la Journée de la femme». «Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d’une insupportable misogynie», tance le texte, qui rappelle que Ségolène Royal «est une personnalité politique nationale de premier plan». «Les difficultés qu’a Madame Kosciuzko-Morizet à se créer une crédibilité à Paris ne doivent pas l’amener à

     Najat Vallaud-Belkacem, la ministre du Droit des femmes et proche de Ségolène Royal , invitée sur RTL ce vendredi,  a décerné à NKM «la palme de la phrase la plus misogyne et la plus déplacée», une phrase «sans intérêt». Ajoutant, grinçante, «quand NKM aura été capable de rassembler 17 millions de voix comme Ségolène Royal dans une présidentielle, on en reparlera».