29/02/2012

ENCORE 66 JOURS A TENIR

SARKOZY ET L'AGRICULTURE

 

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On a dit que les agriculteurs préféraient bien largement Sarkozy voire Bayrou à Hollande pour ce scrutin présidentiel. A l’UMP, on cherche les sous-groupes électoraux où le Monarque pourrait encore faire un joli score.

Le bilan de Nicolas Sarkozy est mauvais. L’homme a joué aux éco-régulateurs, voire aux libéraux anti-subventions, avant de se raviser. On appelle cela la politique de la girouette.

Concernant l’agriculture, le candidat Hollande a fait des propositions simples. D’aucuns diront qu’il faudra plus de détail. Bien sûr. Mais il ne faut pas, sur ce sujet comme d’autres, emprunter la technique sarkozyenne qui consiste à brandir une proposition ultra-précise mais marginale pour mieux éviter de s’engager sur un plan d’ensemble. L’arbre ne cache plus la forêt.

Pour ma part, je suis d’abord préoccupé par les ravages écologiques de l’agro-industrie déraisonnée et déraisonnable. Sarkozy a réduit le soutien à l’agriculture Bio, qui reste un truc de luxe inaccessible pour le plus grand nombre. Il a aussi affaibli les services publics ruraux, via la réforme des cartes judiciaire, militaire et hospitalière. Il est temps que cela change.

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28/02/2012

LA POLICE DE SARKOZY PEUT TUER

LA HONTE

Affaire Ajimi: la Bac du commissariat de Grasse présente sa démission

Les deux policiers de la BAC de Grasse, ici avec leurs conseils, ont dû répondre d’homicide involontaire. Ils ont été condamnés à de la prison avec sursis. Leurs collègues en signe de protestation ont présenté leur démission.(Photo Serge Haouzi)

 

Info Nice-Matin. Les sept policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) du commissariat de Grasse ont remis ce lundi un rapport de démission à leur hiérarchie.

"Un geste symbolique fort, signe d'un soutien entier et franc à nos collègues Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin", explique Laurent Martin de Frémont, délégué départemental adjoint du syndicat Unité SGP-Police.

Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin ont été condamnés vendredi dernier à 18 mois et 24 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire sur la personne d'Hakim Ajimi.

Les deux policiers ont fait appel de la décision. Un rassemblement est prévu demain à midi devant les commissariats de Grasse et de Nice (Les Moulins).

 

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26/02/2012

COMMUNIQUE D'AMNESTY INTERNATIONAL

 

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Somalie. Un avenir stable ne peut être envisagé sans protéger les civils et les droits humains

La Conférence de Londres sur la Somalie n'a pas apporté de véritable solution à la terrible situation des droits humains dans le pays, qui menace la vie des civils et notamment des enfants, a déclaré Amnesty International jeudi 23 février.

« La récente recrudescence des opérations militaires accroît la vulnérabilité des civils face aux attaques et au déplacement, tandis que le nombre d'armes se multiplie, dans un pays déjà envahi par les armes, a indiqué Bénédicte Goderiaux, chercheuse sur la Somalie à Amnesty International.

« C'est une combinaison mortelle qui pourrait alimenter de nouvelles atteintes aux droits humains. Lors de cette conférence, nous espérions voir se déployer des efforts plus soutenus afin de renforcer la sécurité de la population somalienne. »

Bien que le communiqué de clôture de la conférence fasse mention des droits fondamentaux, il est bien loin de faire état des mesures requises pour remédier aux risques auxquels sont confrontés les civils en Somalie.

La communauté internationale doit pour le moins veiller à ce que ses actions en Somalie ne contribuent pas à une nouvelle détérioration de la situation des droits humains.

Elle doit prendre des mesures concrètes afin de renforcer la surveillance et d'accroître le recueil et la diffusion publique des informations concernant les violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains commises par toutes les parties au conflit en Somalie.

Le conflit armé touche particulièrement les enfants. Ils continuent d'être tués, comme ce fut le cas lors de récentes frappes aériennes dans le sud du pays ; ils perdent bien souvent leurs parents ou ceux qui s'occupent d'eux, ainsi que leur maison en raison des combats.

Les groupes armés les prennent délibérément pour cibles, les recrutant comme soldats et les privant de tout accès à l'éducation.

La recrudescence des opérations militaires contre al Shabab a conduit le groupe armé à intensifier sa campagne de recrutement d'enfants soldats. Le Gouvernement fédéral de transition (GFT) et les milices qui lui sont alliées sont également accusés de compter dans leurs rangs des enfants.

La communauté internationale doit veiller à ce que des mécanismes efficaces soient mis en place pour garantir le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des enfants soldats. Dans l'intervalle, aucune assistance militaire ou dans le secteur de la sécurité ne doit être fournie aux forces armées et aux groupes armés qui envoient des enfants au combat. Enfin, la communauté internationale doit respecter et renforcer l'embargo des Nations unies sur les armes à destination de la Somalie.

« Il est décevant de constater que les discussions internationales s'entêtent à mettre sur la touche la protection des civils et particulièrement des enfants. Il ne fait aucun doute que cette question doit être au cœur de toute stratégie sur l'avenir de la Somalie », a estimé Bénédicte Goderiaux.

Par ailleurs, Amnesty International demande que des mesures soient prises en vue de lutter contre l'impunité généralisée pour les décennies d'atteintes aux droits humains commises en Somalie, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre. Il convient de mettre sur pied une commission indépendante chargée d'enquêter sur ces agissements.

« Si l'impunité n'est pas prise en compte, rien n'encouragera les auteurs d'atteintes aux droits humains à s'arrêter, tandis que d'autres seront incités à suivre le même chemin, a conclu Bénédicte Goderiaux.

« La communauté internationale ne doit pas laisser la population civile en Somalie faire les frais de ce cycle de violence sans fin. »

Pour consulter le rapport d'Amnesty International intitulé Dans la zone de feu. Les enfants victimes du conflit en Somalie, veuillez cliquer sur le lien suivant :
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR52/001/2011/fr

23/02/2012

ENCORE 72 JOURS A TENIR

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Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches.... Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du " Diable Rouge "

Une Pièce de théatre d’Antoine Rault

22/02/2012

A DIFFUSER

Merci à celles et ceux qui ont écrit au préfet pour demander la régularisation de la famille Buldimic d’Antibes, famille bosniaque qui a fui les persécutions. Mais il n’y en a pas assez !

L’expérience nous a montré que ce n’est efficace que s’il y a beaucoup plus de réactions : Nous sommes 520 sur la liste RESF06 !

Les citoyen-nes qui ont un peu de temps aident ceux qui n’en ont pas en proposant des modèles de lettres et des bandes-adresses toutes prêtes. Il ne reste plus qu’à copier-coller (voir ci-dessous).

 

Pensons que ces familles mettent tellement d’espoir en notre mobilisation et nous remercient de notre solidarité.

Les ami-es d’Antibes, très mobilisés, ainsi que les écoles des enfants comptent sur notre aide.

 

La famille est convoquée au TA (Tribunal Administratif) – 33 bd Franck Pilatte – Nice - le mardi 28 février à 10h30.

La présence de nombreux citoyens n’est pas inutile (pour l’information des juges, le soutien de l’avocat et le moral des familles).

Les séances sont publiques. Allons-y en grand nombre (vacances scolaires).

Lettre ci-dessous à adresser rapidement à (copier-coller les adresses)

jean-michel.drevet@alpes-maritimes.pref.gouv.fr;gerard.gavory@alpes-maritimes.pref.gouv.fr ;hugues.malecki@alpes-maritimes.pref.gouv.fr ; directeur-cabinet@alpes-maritimes.pref.gouv.fr ; jehan-eric.winckler@alpes-maritimes.gouv.fr ;resf06@gmail.com

Monsieur le Préfet

J'ai l'honneur de vous rappeler les faits suivants qui me préoccupent grandement :

Il y a plus de 2 ans, la famille BUDIMLIC est venue de Bosnie, fuyant les persécutions, dans l'espoir d'une vie meilleure en France , avec un seul souhait s'intégrer à la société française et participer à l'effort économique de tous ; elle n'a jamais touché d'allocations.
Elle fait sienne les valeurs de la civilisation française.

Ils ont été déboutés de leur demande d'asile ; ils vous ont présenté une demande de régularisation par le travail.

Or suite à cette demande vous leur avez signifié un Ordre d'avoir à Quitter le Territoire Français.
Suite à leur recours, ils sont convoqués au Tribunal Administratif le 28 février prochain.

Les 2 enfants 7 et 14 ans sont scolarisés :

Adyan 7 ans à l'école Juan Gare ; il y a fait son apprentissage de la lecture et de l'écriture en français, langue qui est devenue sa langue.

Haris 14 ans suit sa scolarité au Collège Roustan à Antibes dans le cycle normal .
Une rupture dans leur scolarité ne pourrait être que néfaste et préjudiciable, et contraire aux Droits de l'Enfant tels qu'énoncés dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant dont la France est signataire.

J'ai l'honneur de solliciter de votre bienveillance l'abandon de l'OQTF qu'ils ont reçu, et l'autorisation de rester en France pour poursuivre le fil de leur vie, en faisant droit à leur demande de régularisation par le travail, et leur permettant de donner suite aux promesses d'embauche reçues.

En vous remerciant par avance de votre bienveillance, nous vous prions/je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à notre/ma parfaite considération.

Signature : ….

06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : resf 06

20/02/2012

RENCONTRE AVEC LE FRONT DE GAUCHE

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Celà se passait hier sur le marche Provençal d'Antibes ; discussion avec une militante du Front de gauche (si si Gérard c'est possible ), qui est contente d'avoir entendu François Hollande dans son discours du Bourget être "contre la finance". Je suis toujours content quand quelqu'un est content de ce que dit François.

Je lui rappelle aussi qu'un homme politique ne se juge pas à un slogan mais à un programme, qu'il faut s'intéresser beaucoup plus aux actes qu'aux paroles .

Ma militante Front de gauche affirme que Mélenchon faisant un bon score, le PS sera obligé de s'aligner sur une ligne plus radicale pour gagner au deuxième tour. Je souris de cette naïveté. Hollande l'a pourtant dit : dans une présidentielle, pas de négo entre les deux tours, chaque force politique se détermine par rapport aux candidats en lice.


La militante du Front de gauche avec laquelle je discute en convient finalement puis : Hollande n'a-t-il pas dit cette semaine qu'il était "libéral" et qu'il n'y avait plus de communistes en France ? ce qui la rend évidemment furax. Je suis obligé de préciser, une fois de plus : oui, au sens anglo-saxon du terme (Hollande s'adressait à un journal anglais), il est "libéral" c'est-à-dire partisan de l'économie de marché, et pas favorable à sa collectivisation. Nicolas Sarkozy a joué là-dessus en laissant croire à une contradiction et à un mensonge.


Quant à la disparition des communistes français, soyons cette fois précis : à l'évidence il y a un parti et un électorat communistes, François Hollande ne le nie évidemment pas ! Mais il n'y a plus aujourd'hui, à l'élection présidentielle, de candidat précisément communiste, puisque Jean-Luc Mélenchon est un ex-socialiste à la tête d'une coalition. C'est un constat, ce n'est pas un jugement, encore moins une critique envers le PCF.

Je termine ma discussion avec la militante du Front de gauche en lui disant que la discipline républicaine nous conduira à nous rassembler, toutes familles de la gauche, au second tour des présidentielles et des législatives, qu'en attendant chacun doit choisir et agir dans la lucidité, la clarté et la précision, sans illusion, sans confusion, sans soupçon. Si nous tenons sur cette ligne, nous pourrons aller très loin. Sinon, ce sera la déception, la rancoeur et l'échec.

06:59 Publié dans Editori@l | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2012

LA FRANCE FORTE

L'affiche de Nicolas Sarkozy décryptée

Le 16/02/2012
Mise à jour : Le 16/02/2012 - 

Après avoir officiellement déclaré sa candidature à  la présidentielle, Nicolas Sarkozy dévoile son affiche de campagne dans la foulée. 

Et nous raconte une belle histoire à travers elle. Décryptage en 4 points essentiels.

 

 

1. Le candidat

La tempe grisonnante et le cheveux poivre et sel, le président-candidat pose de trois-quarts, reflets photoshopés sur la pupille et rides au coin des yeux. L'œil serein regarde au loin (vers l'Allemagne ?), par dessus un sourire à peine esquissé – la situation actuelle ne prêtant pas vraiment au rictus pleinement déployé.

Le visage baigne dans une douce lumière que l'on identifie volontiers à celle des matins clairs, bien connus de "la France qui se lève tôt".

Chemise blanche et costume cravate gris anthracite, le candidat de l'UMP joue la sobriété, bien loin du côté bling-bling…

 

2. Le slogan

"La France forte" est écrit en lettres capitales dans une police Trade Gothic. Le slogan a déjà été utilisé en 1981 par Valéry Giscard d’Estaing qui titrait sur ses affiches : " il faut une France forte ".

30 ans plus tard,  Nicolas Sarkozy reprend la formule à son compte en espérant avoir plus de chance que le candidat de l'époque (battu par Mitterrand). Et espère graver dans les esprits l'idée d'une France protectrice face à la crise et respectée à l'étranger. Un peu comme lui, en somme.

 

3. La mer

Une mer argentée en arrière-plan, douce et calme, apporte la nécessaire dose de "zen attitude"  au candidat. Fini les tics et l'agitation dans tous les sens, place à la grande bleu reposante et régénératrice.

Oubliés, aussi, la tempête de la crise et les tourbillons de l'économie… On respire ici à plein poumons. Un bon bol d'air frais à inhaler et on rêve de nouveaux lendemains qui chantent par-dessus les flots : Oh mon sarko, oh oh oh, tu es le plus beau des Sarko !...

Evidemment, le capitaine de croisière (ou de pédalo, ou dans la tempête, au choix) est déjà tout désigné. A Tribord toute, bien entendu !

 

4. Le ciel

D'un beau bleu épuré, l'horizon laisse entrevoir l'avenir, ou plutôt la lumière au bout du tunnel... Pas un nuage dans le ciel, ni même un avion d'Air France traçant des cœurs fendus de flèches pour les besoins publicitaires de la campagne ou de la compagnie.

L'aspect matériel a été mis de côté pour dégager l'espace et le champ de vision. On regarde au loin, quitte à se perdre dans l'azur  enivrant et l'on songe aux promesses de Nicolas Sarkozy… De quoi tomber des nues.
 

 

18/02/2012

LES FAUSSES BONNES IDEES DU FN

FN: notre contre-argumentaire en accès libre

En vingt fiches techniques, Mediapart propose une expertise complète du programme du Front national et de sa candidate, Marine Le Pen. De nombreux abonnés lecteurs de Mediapart nous ont demandé de mettre en accès libre et gratuit cette enquête. C'est chose faite: vous pouvez à votre guise utiliser, transmettre, faire connaître ce décryptage. Bonne lecture!

Nos 20 fiches (regroupées ici dans un seul dossier):


1/ Un «nouveau FN» bien proche de l'ancien
2/ La sortie de l'euro
3/ La dette
4/ L'«Etat fort»

5/ Economie et social
6/ Agriculture
7/ Immigration
8/ Sécurité
9/ Justice
10/ Logement
11/ Santé et recherche
12/ Education
13/ Ecologie
14/ Place des femmes
15/ Laïcité
16/ Culture
17/ Démocratie et institutions
18/ Presse et numérique
19/ Politique étrangère
20/ Europe

17/02/2012

BASTIA-REIMS

Ce soir , les Rémois plongeront dans la cuvette brûlante du stade Armand-Cesari de Bastia. Une enceinte chargée d'histoire et à la passion souvent débordante.

 

 

 

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« Pour vous nous vaincrons » est affiché dans le tunnel d'entrée du stade Armand-Cesari.

« Pour vous nous vaincrons

C'EST l'histoire d'une passion qui, parfois, dépasse la raison. C'est l'histoire d'une fusion qui tourne à l'effusion. C'est l'histoire d'un peuple bleu qui porte son équipe à bout de bras jusqu'à la dernière goutte de sueur.
Furiani, commune du département de la Haute-Corse. Un petit port tranquille d'à peine 40.000 âmes. Et un stade, Armand-Cesari, inauguré en 1932. Chaude cuvette, ambiance colorée, citadelle imprenable. C'est entre ces quatre tribunes (1) qu'est née la légende des « Lions de Furiani », auteurs de l'épopée européenne de 1978, qui vit les célèbres Djazic, Zimako, Felix, Rep, Lacuesta, Papi, Krimau… donner la fessée aux grands de Lisbonne, Newcastle et du Torino.
On les appelait la bande à « Cahu », du nom de leur atypique coach, Pierre Cahuzac, meneur d'hommes aux méthodes particulières. Un jeu de sueur et de sang, collant aux aspirations d'un public chaud bouillant réclamant de leurs joueurs qu'ils se surpassent, qu'ils glorifient leurs couleurs.
Près de 35 ans plus tard, le décor n'a pas changé, les exigences sont restées les mêmes. « Forza Bastia, Eviva Corsica » chantaient lundi à Monaco les 1.036 supporters corses qui avaient pris place dans les tribunes du stade Louis II de Monaco.

Terre de sang


La sixième année de Bastia en Ligue 2 sera forcément la dernière. Après onze saisons consécutives en Ligue 1 entre 1995 et 2004, le Sporting n'a plus de temps à perdre. Considérée comme étant la meilleure équipe du championnat, elle s'est installée pour la troisième fois dans le fauteuil de leader, à la veille de recevoir le Stade de Reims.
« Tous à Furiani, le stade doit être plein, il faut une ambiance de L1, car nos gars sont prêts pour le combat et la victoire », peut-on lire dans le journal local. La tâche des Rémois ne s'annonce pas facile.
Invaincu à domicile, le SCB envisage de transformer l'essai monégasque. La fierté corse n'est pas une utopie. Au pays de la Testa Mora, on se réfère en permanence à l'histoire. Ainsi, après la catastrophe de 1992 (2), Furiani restera à jamais une terre de sang.
Même si un match se gagne d'abord sur le terrain, la pression populaire est capable de décupler les énergies. Au bout du tunnel menant au terrain, une plaque exige un devoir de mémoire : « Per voi vinceremu » (Pour vous, nous vaincrons).

La pression d'entrée


Notre confrère troyen, Anthony Lacaille, qui a assisté au naufrage corse de l'Estac (5-1) le 4 février dernier, confirme ce particularisme. « On sent un vrai engouement. Le public est présent et pressant. Le match se disputait l'après-midi, l'ambiance était différente. Chaude, mais calme ».
On ne se déplace pas au stade Armand Cesari la fleur au fusil. On y vient d'abord pour résister. La répartition des buts marqués par le Sporting cette saison, met en évidence l'énergie déployée en début et en fin de match. Dès le coup d'envoi, il faut s'attendre à supporter un pressing étouffant, ce qui paralyse souvent l'adversaire. « Troyes a été mené 2-0 au bout de 14 minutes de jeu, sans avoir concédé d'occasions franches », rapporte notre confrère aubois.
Un vrai test aux senteurs de Ligue 1 pour le Stade de Reims qui, depuis son retour en L2, s'est imposé deux fois en quatre productions sur cette pelouse mythique.

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(1) A l'occasion du centenaire du club le 18 décembre 2005, les quatre tribunes ont été baptisées Claude Papi (Nord), Pierre Cahuzac (Ouest), Victor Lorenzi (Sud) et Jojo Petrignani (Est).
(2) Avant le coup d'envoi de la demi-finale de la Coupe de France, le 5 mai 1992, l'effondrement d'une tribune provisoire a coûté la vie à 18 spectateurs et fait plus de 2.500 blessés.

16/02/2012

SOUTIEN A SERGE LETCHMY

Aucune excuse, aucune sanction, soutien total à M. Letchimy

Suite aux provocations verbales de Claude Géant, Serge Letchimy député de Martinique a exprimé son indignation en posant une question au premier ministre.

Sa réaction motivée dans son texte ne doit faire l'objet d'une sanction, d'autant que Claude Guéant insiste lourdement et confirme ses propos. Pourtant à droite même il n'a pas le soutien de personnes telles que Alain Juppé ou François Fillion. Il trouve bonne grâce auprès de Nicolas Sarkozy, pour qui Claude Guéant est en priorité chargé de rallier les partisans de la droite la plus extrême.

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Pétition nationale

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu’il réunira le bureau de l’Assemblée suite à la demande de sanctions de l’UMP contre Serge Letchimy, député de Martinique, qui a refusé le petit arrangement des excuses, après sa question au gouvernement du 7 février dernier.
Les sanctions du bureau peuvent être importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l’Assemblée…
J’adhère au discours de Serge Letchimy et trouve sa réaction parfaitement appropriée suite aux déclarations du ministre Guéant. Serge Letchimy n’a pas à s’excuser. Je demande que toute sanction soit abandonnée et que sa liberté de parole soit respectée.

Serge Letchimy, interroge le premier ministre, sur les propos de C. Guéant (séance des questions au gouvernement, Assemblée Nationale, 7 février 2012)… M. le Premier ministre,

Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique. Ce n’est pas un dérapage ! C’est une constante parfaitement volontaire ! En clair : c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade ! M. Guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.

Non, M. Guéant, ce n est pas du bon sens » ! C’est simplement une injure faite à l’homme ! C’est une négation de la richesse des aventures humaines ! Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !

Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat ! Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !

Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ». J’y souscris. Mais vous M. Guéant, vous privilégiez l’ombre ! Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial. M. Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du Front National.

C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable. Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore ! Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,…

M. Letchimy est alors censuré par le président de l’Assemblée.

Voici la fin de son intervention…

Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme,dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !

Alors M. le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?

 

Signer la pétition en ligne

 

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