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AZURCOM - Page 139

  • HOWARD ZINN

    270px-Howard_Zinn.jpgHoward Zinn (né le 24 août 1922 à Brooklyn, New York, mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica, Californie[1]) est un historien et un politologue américain.

    Zinn a été actif dans les droits civils, libertés publiques et les mouvements anti-guerre aux États-Unis, et a beaucoup écrit sur ces trois sujets.

    Cet ancien aviateur qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale a participé au bombardement de Royan où l'armée américaine a utilisé pour la première fois massivement le napalm, a conçu une horreur rétrospective pour cette action et pour toute forme de guerre. Son expérience dans l'armée sera le déclencheur de toute sa politique qui élève au rang de devoir « la désobéissance civique ». Comme le précisait déjà en 2006 Frédéric Deshusses dans le quotidien suisse Le Courrier : « La désobéissance, la résistance à une autorité illégitime, le pacifisme deviendront les thèmes centraux des travaux historiques d'Howard Zinn[2] »

    Depuis les années 1960, il est un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques comme du courant pacifiste aux États-Unis.

    Auteur de vingt livres, dont le best-seller Une histoire populaire des États-Unis, Howard Zinn était professeur émérite du département de science politique de l'Université de Boston. Il vivait à Newton dans le Massachusetts. Sa femme Roselyn, elle-même artiste et éditrice, a activement participé à la publication de tous les livres de son mari. Elle est décédée le 14 mai 2008, ils étaient mariés depuis 64 ans.

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    J'ai lu ce livre il y a déjà quelques années, mais c'est malheureusement à l'occasion de la mort de son auteur que j'en parle. Une sorte d'hommage posthume, donc.

    Cet immense intellectuel, très engagé à gauche de l'échiquier politique, s'est battu toute sa vie pour les droits des minorités, des travailleurs et contre les injustices de toutes sortes. Pacifiste convaincu, il a été à l'avant-garde de la lutte contre la guerre du Viet-Nam.

    Zinn estimait que l'histoire officielle rendait mal compte des luttes populaires, et des injustices faites à l'encontre des minorités, à commencer par les indiens et les noirs. C'est la raison pour laquelle il s'est lancé dans l'écriture de son livre "Une histoire populaire des Etats-Unis". Tout au long de ce pavé de plus de 800 pages, il n'est pas question de luttes de pouvoir ou de négociations internationales, mais du massacre des indiens par les blancs venus d'Europe, de la lutte des esclaves, des rébellions des paysans pauvres de la cote est, des luttes des femmes, du mouvement pour les droits civiques, des grandes grèves, des grands mouvements sociaux. Bref, tout ce qui ne figure pas habituellement dans les livres d'histoire.

    "Une Histoire populaire des Etats-Unis" est un livre magnifique qui prouve que le désir de puissance, l'arrogance et le mépris envers les autres nations ne sont pas inscrits dans les gênes du peuple américain, mais dans ceux du capitalisme. Zinn rappelle que les premières victimes du capitalisme sont d'abord les minorités historiques de ce pays, les amérindiens qui au nom du profit ont été massacrés et spoliés, les esclaves noirs qui ont été exploités, mais aussi une grande partie des classes populaires qui aujourd'hui encore sont maintenues dans la pauvreté. Rappelons qu'aujourd'hui un enfant américain sur quatre vit sous le seuil de pauvreté (un sur deux chez les noirs).

    Avec un style limpide, sans emphase, proche du roman, Zinn a donné voix au chapitre à ces millions d'exclus, d'oubliés du système. Il a raconté leur histoire. Le livre s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires aux Etats-Unis, ce qui pour un livre universitaire est phénoménal. Il a été réédité près d'une vingtaine de fois. Il en existe aujourd'hui une version en bande dessinée elle aussi magnifique.

  • ELLES RISQUENT L'EXPULSION

    Une horreur de plus !

     

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    Ce matin, 3 jeunes filles de 18 et 20 ans ont été arrêtées, sous les yeux de leurs mères,

     alors qu’elles se présentaient, suite à une convocation, au guichet de la préfecture !!!

    Une jeune tchétchène et 2 sœurs ingouches.

    Elles sont enfermées au CRA en vue de leur « réadmission » ( !!) en Pologne qui est sensée traiter leur situation

    (on sait les conditions horribles de la détention en Pologne et les refus d’asile quasi-systématiques).

    Les pères ont été tués dans leurs pays.

    Les mères ont été laissées libres car elles ont (à Cannes et Nice) respectivement 2 et 3 autres enfants mineurs.

    Vous devinez leur désarroi.

    Une fois de plus, c’est le règne de l’inhumanité et du cynisme.

    Ne laissons pas faire.

     

    Elles passent au TGI (Palais de Justice – dans le vieux Nice)

    Ce vendredi 29 janvier  à 10h 30

    Défendues par Me Rossler


    Nous comptons sur la présence d’un maximum de citoyen-nes.

    Amenez du monde.

    Merci

    « L’ inhumanité infligée à l’autre

    détruit l’humanité en moi »

    KANT

    ____________________________________________

    Deux étudiantes de l’université de Pau, qui n’ont de comorienne que la nationalité, ont été transférées hier au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris.

    http://www.educationsansfrontieres.org/article25571.html

    -          Lettre ouverte à Joël Fily, préfet d’Indre et Loire

    http://www.educationsansfrontieres.org/article25413.html

    -          Les leçons de Bonifacio (par France Terre d’Asile)

    http://www.educationsansfrontieres.org/article25564.html

     


     

  • VACCINATION PIEGE A COM....

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    L’OMS est prise dans un joli scandale. Ses conseils de précaution anti-grippe A auraient été influencés par des consultants par ailleurs rémunérés par les labos pharmaceutiques. « Les liens d’intérêt entre 6 experts de l’OMS et des firmes pharmaceutiques sont avérés » écrivait le Parisien. On se souvient , quelques mois avant les premiers cas de grippe A et la visite de Nicolas Sarkozy au Mexique, de Sanofi: la firme inaugurait une usine de fabrication de vaccins anti-grippe au Mexique … « au cas où ».

    L’OMS, relayée en France par notre ministre nationale Roselyne Bachelot,qui a travaillé 12 ans pour les relations publiques d’un grand groupe pharmaceutique, avant de devenir ministre de la santé , aurait exagéré les risques de pandémie.

    La santé est une affaire de confiance.

    Quand la science devient commerciale, tout est possible.

  • CRACHER DANS LA SOUPE

    Europe Ecologie crache dans la soupe 

     

    Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit

    Europe Ecologie a lancé samedi 16 janvier à Montreuil sa campagne pour les élections régionales. A cette occasion, Daniel Cohn-Bendit a indiqué qu’il espérait au moins 15% des voix au niveau national.

    Jusqu’ici tout va bien, car on ne peut décemment pas reprocher à un leader d’un parti politique – même s’il n’est pas lui-même candidat aux élections régionales – de rêver à un succès électoral ou de faire des projections sur les prochaines législatives en 2012.

    Seulement voilà, Cohn-Bendit ne s’est pas contenté de lancer la campagne électorale de sa formation politique. Il a aussi nommément désigné l’ennemi. Devant les quelque 1800 militants venus à Montreuil, Daniel Cohn-Bendit a déclaré en effet que l’un des enjeux des régionales est « la fin de l’hégémonie d’un parti dans la gauche et le début d’un véritable partenariat de gestion les uns avec les autres. »

    Cette déclaration ne semble pas avoir interpelé outre mesure le microcosme journalistique parisien.Ainsi, pour Europe Ecologie, l’adversaire est donc le PS et non l’UMP de Nicolas Sarkozy. L’objectif des écologistes et de ceux qui se camouflent derrière cette étiquette, est par conséquent l’émiettement de la gauche.

    Que n’aurait-on pas entendu si Martine Aubry avait déclaré que l’un des enjeux des régionales était, pour le PS, d’écrabouiller Europe Ecologie ?

    L’Elysée peut donc se féliciter de la position officielle d’Europe Ecologie qui lui apporte un renfort pour le moins singulier.

    Ceci dit, cette situation n’a rien d’étonnant. On a pu constater l’aveuglement d’Europe Ecologie au sujet de la taxe carbone dont le dispositif a été censuré par le Conseil constitutionnel à la fin du mois de décembre.

    Au plan local, l’aveuglement est le même. Par exemple, en Languedoc-Roussillon, les écologistes ont décidé de faire cavalier seul, estimant que l’alliance avec Georges Frêche était inacceptable et prenant dès lors la lourde responsabilité d’un éparpillement des voix de gauche au premier tour.

    En Poitou Charentes, la seule réponse politique qu’Europe Ecologie a été en mesure de trouver a été de sanctionner le responsable écologiste Alain Bucherie qui a rejoint la liste d’union menée par Ségolène Royal. Ce dernier a d’ailleurs parfaitement résumé la ligne politique d’Europe Ecologie (nous soulignons) :

    « Les Verts deviennent ils un Parti où la logique d’appareil prime sur les individus ; combien de conseillers régionaux sortants ou de militants locaux sincères restent sur le côté, pour laisser la place à des opportunistes labellisées Europe Ecologie ? »

    Bref, on le voit, Europe Ecologie vit dans la frénésie de rééditer son succès aux européennes, oubliant qu’un scrutin n’est pas l’autre.

    On rappellera aussi que le mouvement écologiste doit sa survie politique et financière au PS. Combien d’élus écologistes doivent leurs mandats au soutien du PS, que celui-ci ait été direct ou se soit concrétisé par un retrait de ses propres candidats ? Si le PS avait vraiment voulu se comporter en parti hégémonique, les Verts n’existeraient plus politiquement. C’est aussi simple que ça.

    Peut-on penser raisonnablement que Marie-Christine Blandin aurait pu être présidente de la région Nord Pas-de-Calais sans l’appui du PS ? Non évidemment. Il en va de même de la présence de parlementaires écologistes au Palais Bourbon (De Rugy,  Billard, Mamère, Cochet) et au Palais du Luxembourg (Blandin, Voynet, Muller, Desessard, Boumedienne-Thiery).

    On voit dès lors que la stratégie des dirigeants d’Europe Ecologie est de stigmatiser le Parti socialiste alors que ce dernier les a toujours aidés. C’est ce qui s’appelle cracher dans la soupe.

    On peut même aller plus loin en se demandant s’il ne s’agit pas pour les leaders écologistes de préparer les esprits à un renversement d’alliance, étant entendu qu’en politique comme ailleurs, il est parfois plus facile de dire contre qui  on est, plutôt que de devoir annoncer avec qui on va aller.

    Mais on en reparlera certainement après les résultats des régionales lorsque les écologistes auront déchanté.

     

  • LA FIN D'UNE EPOQUE

     

    nm-photo-283928.jpgC'est une partie du patrimoine niçois qui s'apprête à être dispersée. Des pièces de mobilier, un chariot à incendie des sapeurs-pompiers datant de 1872, une voiture à bras du rémouleur qui sillonnait autrefois les rues de la ville pour aiguiser les couteaux des ménagères... Autant d'objets insolites, témoins du temps passé et des métiers d'antan aujourd'hui disparus, qu'Hélène Barale, l'icône de la cuisine niçoise, avait réunis patiemment dans son célèbre restaurant-musée du 39, rue Beaumont.

    Quatre ans après sa disparition, ses collections acquises auprès des puces du Paillon, antiquaires et brocanteurs seront vendues aux enchères, vendredi et samedi, sous le marteau du commissaire-priseur Boisgirard. « J'ai essayé de sauvegarder ce patrimoine, faire perdurer ce musée, écrit Paule Laudon, l'une des filles d'Hélène Barale, dans la brochure de cette vente aux enchères. Je n'ai pas réussi. Il faut vendre. Ma mère meurt une deuxième fois. »

    Une caverne d'Ali Baba hallucinante

    Pour les amateurs de brocante, cette vente, qui se déroulera dans ce restaurant-musée aujourd'hui fermé - seule une aile est toujours exploitée par le petit-fils d'Hélène Barale - représente une occasion d'acheter des pièces issues du patrimoine de l'ancien Comté de Nice. Et la visite des lieux, qui se déroulera jeudi, mérite le coup d'oeil.

    En effet, la vaste salle du restaurant a été transformée en une caverne d'Ali Baba hallucinante. Ici, mobilier ancien côtoie cougourdons séchés, bannière d'une bataille de fleurs de 1910, maquettes de carnaval et divers objets hétéroclites qu'Hélène Barale avait l'art et la manière de transformer en objets de décoration.

    Comme ces monumentales balances piémontaises détournées en luminaires, une gamme d'alambics de toutes formes, des « perroquets de bar », portemanteaux de bois travaillés, gramophones et phonographes à pavillons d'un temps révolu, soufflet géant ou encore toute une série de baignoires sur pied en cuivre.

    Bien sûr, dans ce drôle de musée de l’ambassadrice de la « raïola à la daube », l’art de la table et surtout de la cuisine tient une place royale. Trônent en vedette toute une batterie de casseroles en cuivre, plateaux de socca, mortier à pistou, baratte pour travailler le beurre, machines à trancher le jambon… Et des piles d’assiettes à soupe, tasses à café estampillées « Bar Paulin », nom du restaurant acheté en 1906 par le père d’Hélène Barale, où elle restera toute sa vie.

    400 lots à saisirs !
    Dans ce bric-à-brac de souvenirs fleurant bon l’ail, le pistou et les senteurs du « païs », Patricia Perrier, clerc de l’étude Boisgirard Provence Côte d’Azur, a passé des journées entières. Pour trier cette montagne d’objets, les rassembler en 400 lots à saisir à tous les prix. Mises de départ : de 80 à 100 e pour le lot d’assiettes à soupe du restaurant Paulin, jusqu’à 2 000 e pour le piano mécanique des frères Nallino, une institution niçoise fondée en 1872…
    Ici, tout est à vendre.
    Depuis le tableau noir où Hélène Barale écrivait à la craie la liste des plats typiques de ses « merenda » et le bar en bois massif, jusqu’à ses célèbres nappes à petits carreaux rouge et blanc qui feront le bonheur des acquéreurs, épris de culture et de cuisine niçoises.

    Article et photo de Nice-Matin du 27 septembre 2010

  • UNE REUNION TUPPERWARE

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      Il ne s'est rien passé, ou si peu.
     La soirée « spéciale président » de TF1 a été un buzz médiatique, un moment intense et drôle sur Twitter - les internautes ironiques s'en sont donné à coeur joie en commentant les échanges en temps réel - mais pas un événement politique. Le scénario était réglé au millimètre - normal - mais les répliques et les postures ont été tellement convenues, tellement prévisibles, qu'elles auraient pu avoir été écrites avant l'émission. Qu'avons-nous appris de nouveau hier soir qui puisse faire avancer la démocratie ? Qu'on peut périr d'ennui en regardant le président de la République faire un numéro promotionnel en prime time.
     Nicolas Sarkozy, pourtant, s'est efforcé de jouer le jeu. Il aime la confrontation et c'est avec un plaisir évident qu'il s'est livré au difficile exercice du dialogue en direct, y compris dans les trop rares instants où il fut musclé. Un grand professionnel, ce qu'on savait déjà. Mais cette spontanéité de circonstance, mêlant naturel et calcul, a soigneusement contourné la vraie franchise qui aurait permis d'offrir aux Français le spectacle d'une relation inédite entre le chef de l'État et les citoyens.
     L'interview de Laurence Ferrari, elle, a tourné court. Des questions certes directes, mais sans relances incisives, n'ont pas amené un Nicolas Sarkozy, rompu à ce genre d'entretien, à dévoiler ses doutes, ses fragilités ou ses interrogations devant les inévitables contradictions du pouvoir. Une vérité absente. Sur l'affaire Proglio, le président a réussi à noyer le poisson en reprenant le thème, développé depuis quelques jours déjà par ses ministres, de la double casquette provisoire du PDG d'EDF-Veolia. Seule la situation des clandestins kurdes lui a permis d'afficher une fermeté de principe... moins facile à mettre en oeuvre, d'ailleurs, qu'il ne l'a affirmé.
     Quant à la formule de «Paroles de Français», elle a montré toutes ses limites en restant cantonnée à un laborieux catalogue de situations personnelles expédiées, en fonction des contraintes du timing, avec un argumentaire gouvernemental mille fois entendu... Un café du commerce amélioré, en moins vivant, animé par un Jean-Pierre Pernaut en monsieur Loyal passant les plats avec un style le plus lisse possible en se gardant bien de jouer les empêcheurs de tourner en rond.
     Pas d'horizon pour un pays en pleine crise, même pas de nouveau roman national pour se substituer à celui de 2007, ruiné par la tourmente économique. Près de deux heures de généralités approximatives et de réponses lénifiantes sous un vernis, très étudié, de fausse intimité. On comprend pourquoi ce genre de réunion Tupperware télévisée est passée de mode depuis longtemps aux États-Unis... Hier soir, le président-vendeur n'a pas vraiment quitté ses nouvelles pantoufles élyséennes.

     

  • IL NE BOIT PAS,IL NE FUME PAS,MAIS IL CAUSE CE SOIR

    Il n'a rien d'intéressant à dire. Il n'a rien de pertinent à défendre de son bilan. Mais il veut quand même passer à la télé. Sarkozy, qui pense que la parole peut tout solutionner, fait en ce moment un caca nerveux, car pendant qu'il bavera dans le micro de TFN, deux autres chaînes lui lamineront l'audimat.Portés disparus sur la 2 et de Star Wars sur la 6.
     Singulier destin pour cet enfant de la télé - fan de séries américaines-qui se dit qu'il va rester comme un idiot avec trois télespectateurs, dont sa femme, devant l'écran.


    sarkozy audimat TF1 TFN 5 Merci à Chimulus

    Sarkozy est resté sur un mode de pensée qui date de l'ORTF : quand le mini monarque parle, tout le monde doit l'écouter. Peu importe que la sauterie soit aussi truquée qu'un tour de Garcimore. Il faut que le peuple ouvre les yeux et les oreilles, boive les paroles du meilleur des présidents de la 5ème république et aille se coucher heureux

    Pourtant tout est fait pour qu'il brille,cet homme qui a réformé la loi pour pouvoir nommer lui-même le président de France Télévisions a choisi TF1, chaîne privée, mais amie, pour son grand rendez-vous politique avec des journalistes qui ne seront pas complaisants mais totalement soumis.
    Si l'émission de ce soir sur TF1 intéressera les journalistes politiques, elle ne fera rêver personne. Elle a peu de chance de changer la donne dans un pays déjà saoul d'annonces et de discours. Depuis deux ans et demi, le président a tant usé (abusé ?) de sa parole qu'il l'a peu à peu démonétisée au point de ruiner la curiosité des Français pour ses interventions.  Il contrôle l'épreuve pourtant.
     
    Le chef de l'État ne risque pas grand-chose on ne peut compter sur la rédaction de TF1 pour offrir des questions qui dérangent, des sujets qui fachent et rappeler les promesses non tenues devant Laurence Ferrari,et,Jean-Pierre Pernault dont  ce n'est pas le genre de stimuler l'insolence des questionneurs d'un soir en poussant le président dans ses retranchements. La codification extrême d'un tel plateau, de toutes façons, n'est guère propice à la spontanéité d'intervenants peu habitués à la pression de ce type de programme.
    sarkozy-cholet-1.jpgCe sera en quelque sorte, questions à domicile  

    Aujourd'hui Sarkozy a peur des journalistes. Sauf ceux du Figaro, la pravda du Sarkozysme, ou de TF1, télé officielle du parti populiste.
    .
     Alors, une opération blanche pour tout le monde ?

    Ce soir la meilleure chose à faire est donc d'éteindre la télévision, ou au pire, regarder une autre chaîne. Et faire de Sarkozy un clown sans téléspectateurs !
     

     

     

  • SOIT HAITIEN MON ENFANT

     

    A ceux qui combattent les injustices. Et en France, en ce moment il y a du boulot  : "Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire." Ernesto Che Guevara

    Vous n'avez pu échapper à ces images dégoulinantes de bons sentiments, où l'on voit Carla Sarkozy jouer à la dame patronesse qui visite "ses" malheureux dans un scénario mis en place à l'Elysée et relayé par les médias aux ordres. Ils ont, dans leur malheur, de la chance les enfants d'Haïti.
    Ils ont bien fait de ne pas naitre kurdes. Car ses derniers, débarqués sur les côtes de Corse, ne vont pas connaitre la compassion des dirigeants français, mais filer tout droit en centre de rétention avant de connaitre les charters de Besson l'expulseur. Deux pays et deux peuples dans le malheur.
    Deux poids, deux mesures. C'est cela la France néo-vichyssiste de Sarkozy !

  • FEMIN'ART

    FEMIN'ARTE - APPEL AUX PEINTRES ET PLASTICIENNES

    Femin'Arte 2010.jpgPlus que quelques jours pour répondre à l'appel du Théâtre de la Marguerite qui prépare la 13ème Edition du FEMIN'ARTE COTE D'AZUR, 10 au 13 mars 2010, sous chapiteau, Palais des Congrès Antibes Juan les Pins. Ce fameux festival fait par des femmes, avec des femmes, mais pour tout le monde, alliant les arts au féminin : théâtre, littérature, danse, arts plastiques, musique, chant, cirque !

    Un appel est lancé aux peintres et plasticiennes qui souhaiteraient exposer lors de cette manifestation à succès, bien médiatisée. Elles devront présenter une œuvre originale sur le thème « Apportons un brin d'humour à la signalétique urbaine ». Toutes les techniques peuvent se mêler : peinture, collages, broderies, photos, etc. L'idéal serait que l'œuvre soit sous forme de panneau.

    La clôture des inscriptions est fixée au 31 Janvier 2010. Prenez contact rapidement avec Fabienne Candela Mascunan ou Cathy Jally. Quelques informations complémentaires : Compte rendu reunion préparatoire.pdf

    Théâtre de la Marguerite - Bureau du festival 15 rue Fourmillière - 06600 Antibes Tel 04 93 34 11 21 Mail theatre-marguerite@wanadoo.fr Site : www.theatredelamarguerite.com

    Directrice artistique Fabienne Candela Mascunan, Communication et relations presse : Lisa Mathis et Amandine Ferreira, Coordination exposition : Cathy Jally 06 11 89 90 38

  • PROGLIO SI PROGLIO NO

    Au service de la France

    Aujourd'hui, une polémique peut m'empêcher de mener à bien le projet industriel et social que j'ai forgé pour EDF, dont l'entreprise a besoin et pour lequel j'ai été missionné", a écrit  M. Proglio dans une déclaration diffusée par Electricité de France (EDF)."

    Dans cette déclaration, j'adore le mot "social" !!!  qu'il ne faut surtout pas prendre au premier degré : "
    un agent d'ERDF mis à pied pour avoir remis l'eclectricité" mais je m'égare ...

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    Encore « Proglio » ? Oui, encore. C'est qu'il ne s'agit pas seulement d'une « polémique », comme l'a qualifiée l'intéressé, ni d'une histoire montée en mayonnaise par les journalistes, comme on le pense volontiers à l'Élysée. Si la controverse qui met en cause le nouveau président d'EDF a survécu à sa décision de renoncer à ses émoluments de Véolia, c'est qu'elle a touché un point sensible chez les Français. Ce n'est pas un homme qui est sur la sellette, mais une certaine idée du service de la France.
     Avec un aplomb formidable, les ténors de la majorité ont frôlé le comique, hier, en saluant, comme l'a fait le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, la « sagesse » du grand patron d'Électricité de France. A l'entendre, c'est tout juste s'il n'aurait pas fallu allumer des cierges en signe de reconnaissance pour un homme qui aurait fait don de sa personne à la France. On a entendu, aussi, quelques sous-ministres défendre le droit de M. Proglio à réclamer un revenu aussi élevé que celui qu'il occupait dans le privé pour exercer « un job » - notez bien le « un job » - extrêmement difficile.
     Ce sont bien les mêmes qui, à longueur d'enterrements et avec des trémolos dans la voix, exaltent les qualités des grands serviteurs de l'État. Et les voilà qui s'accommodent du médiocre, vulgaire et petit marchandage d'un dirigeant d'entreprise, commençant par demander une hausse de 45 % de son salaire, avant même d'avoir obtenu de grands résultats ! On ne saurait mieux s'essuyer les pieds sur cette belle valeur qu'est le service de l'État. Philippe Séguin, qui l'incarnait avec tant d'exigence intellectuelle, doit se retourner dans sa tombe. Ce seul épisode suffirait à mettre en évidence les effets pervers d'une double appartenance public - privé d'un seul et même PDG.
     Diriger une entreprise publique comme EDF, ce n'est pas un « job ». Ce devrait être un honneur. Une mission exclusive au service de son pays, et des Français. Personne n'obligeait M. Proglio à accepter ce qui, à entendre ses détracteurs, relève d'un sacrifice. S'il a fait une croix sur la moins importante de ses deux rémunérations, ce n'est pas par grandeur d'âme mais sous la pression de l'Élysée, pour avoir la paix ensuite. Ce fut un acte laborieux et résigné, presque grognon, qui ne mérite aucune félicitation d'aucune sorte.
     On trouvera peut-être ce propos bien naïf. Alors assumons, soyons naïfs ! Bêtement naïfs. Ayons la naïveté d'attendre du patron d'une grande entreprise publique qu'il soit d'abord désintéressé. N'a-t-on pas entendu certaines voix réclamer une « moralisation du capitalisme » ? Comment y parviendra-t-on dans le privé si les dirigeants des entreprises publiques font passer leur compte en banque avant l'intérêt du pays ? Si les serviteurs de l'État se moquent sans vergogne de la vertu et de l'exemple